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Aux États-Unis, une vague de meurtres touche les femmes transgenres

Temps de lecture : 2 min

Dix-sept femmes, la plupart noires et hispaniques, ont été assassinées depuis janvier.

REUTERS/Jose Cabezas
REUTERS/Jose Cabezas

Depuis janvier 2015, dix-sept femmes transgenres, la plupart noires et hispaniques, ont été assassinées aux États-Unis, souvent dans des circonstances particulièrement violentes. Dans le New York Times, l'écrivain transgenre Jennifer Finney Boylan tire la sonnette d'alarme dans un texte personnel où elle se remémore ce qu'elle faisait le jour de chacun de ces meurtres, afin de souligner le fossé entre sa vie de femme transgenre privilégiée et la violence que subit une autre partie de la communauté.

Rien qu'au mois de janvier 2015, quatre femmes transgenres noires ont été assassinées: Papi Edwards, 20 ans, a été tuée par balle devant un hôtel dans le Kentucky, Lamia Beard, 30 ans, a été tuée par balle en Virgnie, Ty Underwood, 24 ans, a été retrouvée morte dans sa voiture au Texas, et Yazmin Vash Payne, 33 ans, a été poignardée à Los Angeles. Dans ces deux derniers cas, les suspects sont des ex-compagnons de ces femmes.

«La mort qui triomphe»

La liste continue pour atteindre 17 personnes assassinées, dont trois cet été. Alors que Jennifer Finney Boylan est régulièrement invitée pour parler des progrès de la représentation des femmes transgenres, notamment à la télévision, la violence continue de sévir.

«Ma mère m'avait dit que l'amour triomphe toujours, et pour moi, ça a été le cas, comme souvent pour les gens privilégiés dans ce pays, ceux qui sont protégés des injustices grâce à la couleur de leur peau, leur classe sociale, leur éducation et le milieu dans lequel ils sont nés. Pour d'autres femmes transgenres, particulièrement noires et latinos, ce n'est pas l'amour qui triomphe: c'est la mort. Est-ce que leurs vies étaient moins importantes que la mienne?»

Confusion d'identités

Dans une émission de télé le 20 août, l'actrice transgenre de la série Orange is the new black, Laverne Cox, a déclaré un «état d'urgence» pour la communauté trans. «Votre vie ne devrait pas être en danger parce que vous décidez d'être vous-même. Il faut dire le nom de ces personnes.»

Le site Think Progress rappelle qu'il y a parfois confusion quant au genre des victimes, notamment lorsque la police parle de femmes transgenres au masculin et en utilisant leur prénom de naissance. «Des témoins peuvent être désorientés si la personne qu'ils ont vu tuée ne correspond pas au genre et au pronom utilisé par la police pendant les recherches.»

En écho à la campagne Black Lives Matter, des activistes sur Twitter commémorent les victimes avec le hashtag #TransLivesMatter.

Slate.fr

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