Monde

Des médias iraniens accusent une journaliste du Wall Street Journal d'espionnage

Temps de lecture : 2 min

Le quotidien américain a fermement nié ces accusations.

Des milliers d'Iraniens étaient descendus dans les rues de Téhéran en août 2009 pour protester contre les résultats de l'élection présidentielle et porter le deuil des personnes tuées lors de précédentes manifestations. REUTERS/Demotix
Des milliers d'Iraniens étaient descendus dans les rues de Téhéran en août 2009 pour protester contre les résultats de l'élection présidentielle et porter le deuil des personnes tuées lors de précédentes manifestations. REUTERS/Demotix

Le Wall Street Journal a fermement démenti les accusations d'espionnage portées par plusieurs médias iraniens à l'encontre d'une de ses journalistes, Farnaz Fassihi.

Selon ces derniers, rapporte le quotidien américain, elle serait «une intermédiaire secrète pour l'administration Obama quand elle cherchait à entrer en contact avec le Mouvement vert” qui constituait l'opposition iranienne en 2009. Le mouvement avait gagné en notoriété et avait déclenché des manifestations de masse à la suite de l’élection présidentielle iranienne aux résultats contestés de cette année-là».

Pour le Wall Street Journal, qui a publié un communiqué de presse sur un des blogs de son site, «les récentes allégations provenant de médias contrôlés par le gouvernement iranien [...] sont complètement fausses, excentriques et irresponsables».

«Ami de Wall Street»

Un peu plus loin, il indique que c'est à la suite d'un édito publié dans Forbes, le 9 août dernier, que certains médias iraniens ont lancé ces accusations. Michael Ledeen y racontait que, lors des manifestations de 2009, «l'administration a décidé d'envoyer un message au groupe de Moussavi, le Mouvement vert. Le sénateur Schumer avait un ami à Wall Street qui était en relation avec les Verts, et ils ont choisi de l'utiliser comme messager. On a demandé à Schumer de faire passer deux questions aux chefs des Verts au nom de l'administration: les Verts devaient comprendre que les questions venaient du secrétaire d'État. Les questions étaient: “Que devrions-nous faire? Qu'est-ce que nous ne devons PAS faire?”»

Selon le Wall Street Journal, les médias iraniens impliqués auraient donc mal compris le sens de la phrase:

«Ils ont mal identifié Mme Fassihi et ont estimé qu'elle était le messager en affirmant de façon incorrecte et illogique que “l'ami de Wall Street” dont l'édito fait référence signifiait “le Wall Street Journal”

La journaliste –qui vit actuellement à New York– s'est exprimée sur le sujet dans un communiqué:

«J'ai observé avec horreur et consternation ces fausses allégations qui ont circulé dans les médias iraniens. Je suis journaliste. Mon indépendance et ma réputation sont sacrées pour moi.»

Le New York Times rappelle que ce n'est pas la seule correspondante à avoir des problèmes avec l'Iran:

«Le chef du bureau de Téhéran du Washington Post, Jason Rezaian, un Américano-Iranien, est emprisonné depuis près de 13 mois pour des accusations d'espionnage. Un verdict doit arriver ces prochaines jours.»

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