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Comment Daech a convaincu trois jeunes londoniennes d’aller en Syrie

Images des trois jeunes filles prises par une caméra de surveillance de l'aéroport de Gatwick, en Angleterre | Via The New York Times

Images des trois jeunes filles prises par une caméra de surveillance de l'aéroport de Gatwick, en Angleterre | Via The New York Times

Khadiza Sultana, Amira Abase et Shamima Begum sont des cas beaucoup moins isolés qu’on ne le pense.

Un matin de février, Khadiza Sultana, jeune fille de 16 ans et élève modèle, dit à sa famille qu’elle va étudier à la bibliothèque et qu’elle rentrera en fin d’après-midi. Sauf qu’elle n’est jamais rentrée chez elle. Des vidéos de caméras de surveillance la montreront embarquer dans un vol à destination de la Turquie, en compagnie de deux camarades de classe. Par la suite, elles prendront un bus vers la Syrie, pour rejoindre les rangs de Daech. Aujourd’hui, elles sont mariées à trois occidentaux venus eux aussi combattre dans le pays.

Le New York Times, qui raconte l’histoire de ces trois adolescentes dans un article repéré par Reader, explique que ces trois jeunes filles ne sont pas des exceptions: les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre le groupe État islamique. Sur 4.000 occidentaux à avoir franchi la frontière, 550 d’entre eux étaient des femmes, souvent jeunes, selon l’Institute for Strategic Dialogue. Si elles ne prennent pas part aux combats, elles ont un rôle «de femmes, de mères, de recruteuses, et parfois de  pom-pom girls de la violence sur Internet», écrit le New York Times.

Pop culture

On y apprend aussi que Daech cible différemment les femmes occidentales, via les réseaux sociaux et en détournant les codes de la pop culture, par exemple en reprenant à leur compte le slogan de L’Oréal («parce que je le vaux bien») à côté d’une jeune fille voilée.

Le journal raconte aussi la frustration de ces jeunes filles très croyantes qui ont le sentiment de ne pas pouvoir s’accomplir en Occident et veulent reprendre leur destin en main en décidant d’aller rejoindre Daech. Comme le dira un représentant de l’Institute for Strategic Dialogue, «pour ces filles, rejoindre Daech est une façon de s’émanciper de leurs parents et de la société occidentale qui les a laissé tomber».

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