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Se garer ou écouter la musique de l'autoradio, il faut choisir!

 Capture d'écran d'un clip de comédiens russes

Capture d'écran d'un clip de comédiens russes

Lorsque nous essayons de faire plusieurs choses à la fois, les ressources de notre cerveau entrent en compétition.

Souvenez-vous la dernière fois que vous avez essayé de faire un créneau, dans une rue bondée. Votre premier réflexe aura sûrement été de baisser le volume de la radio. Pas de fierté mal placée: la majorité d'entre nous surestime sa capacité à faire plusieurs choses à la fois. En réalité, seule 2% de la population y parvient (Si vous tenez à vérifier dans quelle catégorie vous vous situez, un test est en ligne ici).

Lorsque nous écoutons de la musique à plein volume, notre cerveau cherche naturellement à traiter cette information et il est difficile de le bloquer. Et pourtant, ses capacités d'attention sont limitées, comme le rappelle le site Hopes&Fears, qui a interviewé plusieurs chercheurs à propos de cette question.

«Traiter l'information du son de la radio nous accapare des ressources sur ce que nous essayons réellement de faire: se garer. C'est une tâche qui exige des capacités sensorielles et motrices: tourner la roue juste au bon moment et dans le bon angle, en coordonnant nos mouvements de pied», explique Barbara G. Shinn-Cunningham, directrice du centre de neuroscience à l'université de Boston.

Mais il est facile de faire la vaisselle en chantant...

Plus les tâches que nous essayons de faire sont similaires, plus elles risquent d'entrer en compétition pour accaparer les mêmes ressources de notre cerveau. 

«C'est pourquoi il est dangereux de regarder votre téléphone en conduisant –les deux requièrent votre attention visuelle, résume Christian Janssen, professeur de psychologie à l'université d'Utrecht. D'un autre côté, il est relativement simple de faire la vaisselle en chantant car ces deux tâches ne font pas appel aux mêmes ressources».

Garer une voiture fait appel à un contrôle cognitif situé dans le cortex préfrontal. «Les recherches ont montré qu'il fonctionne mieux une quantité modérée de stimulation», ajoute Russell A. Poldrack, professeur de psychologie à l'université de Stanford. En clair, avec une forte dose de stress (comme lorsque la rue est bondée et que vous tentez un créneau particulièrement audacieux), votre cortex préfrontal a plus de mal à fonctionner et rester concentré. Alors quand vous baissez le volume de la musique, vous ne faites que préservez vos précieuses ressources préfrontales.

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