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En 1981, deux philosophes voulaient utiliser des chats pour nous protéger des déchets nucléaires

Un chat, visiblement effrayé. Via Pixabay, licence Public Domain CC.

Un chat, visiblement effrayé. Via Pixabay, licence Public Domain CC.

Si le projet a été annulé, d'autres laboratoires tentent de relancer cette horrible idée.

Pendant des dizaines d’années, le gouvernement américain estimait que la montagne Yucca, située dans le Nevada, était le lieu parfait pour entreposer les déchets nucléaires pendant les milliers d’années à venir. 

Si le projet a été annulé en 2011 avec l’arrêt des financement, le site Techinsider nous rappelle que certains plans du gouvernement pour se protéger des déchets de Yucca étaient très ambitieux, voire carrément bizarres. L’un d’entre eux consistait à utiliser des chats génétiquement modifiés. 

En 1981, deux philosophes membres de la Human Interférence Task Force, le groupe gouvernemental chargé du projet Yucca, ont proposé que l’on modifie le code génétique de chats pour qu’ils changent de couleur en présence de radiations. Un peu comme la dague de Frodon dans Le Seigneur des anneaux, qui devenait bleue pour l’avertir de la présence d’orques. Cette nouvelle sorte de compteur Geiger poilu aurait ainsi été utile aux personnes vivant autour de zones à risques, qui pourraient être prévenues lorsqu’elles s’approchent d’un endroit contaminé. 

Leur idée allait encore plus loin puisque les deux philosophes en questions, Paolo Fabbri et François Bastide souhaitaient aussi que ces «chats à rayons» rentrent dans le folklore et la culture commune. «Cela passerait par des proverbes et des mythes qui expliqueraient que, quand on voit un chat changer de couleur, on ferait mieux de courir», écrivait Gizmodo l’année dernière. Une chanson a même été écrite il y a peu pour rendre hommages à ces chats qui auraient pu protéger les futures générations. 

Bien sûr, ce projet n’a jamais vu le jour. Mais comme l’explique Techinsider, certains scientifiques continuent de travailler sur la question. Un laboratoire canadien, Bricobio, veut à terme relancer les «chats à rayons». Pas forcément pour prévenir d’une zone radioactive, mais pour permettre une meilleure détections des gaz dangereux comme le mercure par exemple. Pauvres chatons.

 

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