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Encore une fois, la finance voit rouge en août: merci la Chine!

Des billets de 100 yuans mangés par les mites, à Foshan, dans la province du Guangdong, le 5 juin 2013 | REUTERS/Stringer

Des billets de 100 yuans mangés par les mites, à Foshan, dans la province du Guangdong, le 5 juin 2013 | REUTERS/Stringer

La dévaluation du yuan est le coup de chaud aoûtien de l’été 2015.

Les 11, 12 et 13 août, la Chine a baissé le taux de référence du yuan face au dollar. Résultat: sa monnaie a été dévaluée. Un coup de chaud financier typiquement aoûtien. Car, comme nous vous l’expliquions sur Slate en août 2011, le mois d’août est réputé pour sa panique boursière. Le 15 août est même attendu au tournant pour les bouleversements monétaires qui s’y produisent en pleine torpeur estivale. «Les mois d'août sont toujours plus volatiles (entendez incertains, réactifs ou imprévisibles), car moins liquides, les participants étant en vacances. En 2007, ce fut la liquidité interbancaire (la confiance entre les banques), en 2008, le préLehman», avançait à Philippe Douroux pour Slate un ancien banquier basé à Londres.

Cette année, c’est donc du côté du pays du milieu que le papillon monétaire a battu des ailes. Dans le Telegraph, Ambrose Avans-Pritchard considère ainsi que la dévaluation du yuan a «généré une tempête en août dans la bourse mondiale». Pour la journaliste Barbara Kollmeyer, de Market Watch, «la dévaluation du yuan pourrait devenir un cauchemar pour les marchés financiers mondiaux». Les conséquences se sont en effet tout de suite fait sentir: les cours du pétrole ont chuté à leur plus bas niveau depuis six ans.

The Real Fly, qui blogue pour le site iBankcoin.com, évoque un horizon des plus noirs et use de la comparaison pour expliquer la violence du choc provoqué par la chute historique du yuan du 11 août:

«Sorti de nulle part, un homme avec un masque de gorille se rue vers vous avec un gros bâton. Il vous prend ensuite votre sac à main et vous laisse avec une énorme blessure. Eh bien, c’est ce que la Chine vient de nous faire.»

De son côté, Albert Edwards, de la Société générale, qui avait déjà mis en garde contre la crise de 2008, a de nouveau revêtu les habits de Cassandre:

«Attendez-vous à une déroute du marché financier aussi conséquente qu’en 2008.»

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