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Beyoncé est en une de Vogue avec une coiffure négligée, et c’est bien

Capture d'écran du site de Vogue

Capture d'écran du site de Vogue

Le magazine de mode semble inviter les femmes à se laisser aller à un peu plus de naturel.

Nous avions précédemment utilisé le terme «gras» pour désigner les cheveux de Beyoncé, ce qui s'est avéré trop éloigné par rapport au terme utilisé dans l'article original, à savoir «stringy», qui signifie littéralement «filandreux». Nous avons modifié en conséquence.

Beyoncé est en une ce vendredi 14 août du numéro de Vogue le plus prestigieux de l'année, le fameux «September issue». Outre le fait d’être seulement la troisième femme noire après Halle Berry et Naomi Campbell à avoir cette honneur, The Atlantic a relevé qu'elle y apparaissait avec une coiffure négligée, les cheveux non démêlés. Et pas dans le style «ben-ouais-je-reviens-juste-d’un-plongeon-dans-la-Méditerranée» mais plutôt «ben-ouais-j’ai-pas-lavé-mes-cheveux-pendant-trois-semaines». Si l’on doute que les cheveux crépus (et donc qui ont tendance à être secs) de Queen B deviennent gras quand elle éloigne les shampoings, on peut quand même avouer que cette chevelure probablement graissée au monoï ne fait pas très propre sur soi.

En tout cas, jusqu’ici, elle nous avait habitués à beaucoup de styles capillaires différents (défrisée, crépue, ondulée etc.), mais pas à un look si relâché. La chanteuse est d’ordinaire plutôt l’ambassadrice d’un style hyper sophistiqué et sexy, qui sent un peu le «traitement de cheval» esthétique, à base de fer à cheveux, de crème et de coloration.

Un choix politique et libérateur?

D’après The Atlantic, cette mini-révolution capillaire est une bonne chose. Vogue étant en quelque sorte la source des tendances mode, la mise en évidence d’un cheveu qui fait sale et non apprêté serait un signal envoyé aux femmes. Une manière de dire:

«Laissez tomber le cauchemar de la coiffure, l’absence de coupe peut être glamour.»

Un appel à cesser la surenchère à la sophistication capillaire!

Beaucoup trouveront cet argument très tiré par les cheveux  et n’y verront que la volonté systématique et naturelle de la mode de faire du nouveau, de se positionner comme à la marge.

Mais la journaliste Megan Garber persiste dans sa tribune. Selon elle, ce choix est politique et libérateur. L’avènement d’un style capillaire hyper lisse, brillant et sous contrôle chez les stars comme Kim Kardashian incite les femmes à épouser les mêmes critères. Vogue pourrait avec sa une ouvrir des brèches et cesser d’appeler à une surenchère de sophistication ou déstigmatiser le cheveu crépu

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