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Un robot qui ressemble à R2D2 patrouille dans la Silicon Valley

Photo d'un jouet représentant le robot de «Star Wars» R2D2 | Florencia Barrios via Flickr CC License by

Photo d'un jouet représentant le robot de «Star Wars» R2D2 | Florencia Barrios via Flickr CC License by

Le Knightscope K5 est utilisé dans un nombre croissant d’entreprises de la Silicon Valley pour améliorer la surveillance et faciliter le travail des agents de sécurité.

C’est un robot qui ressemble étrangement à R2D2. Développé par la société Knightscope, créée dans le sillage de la tuerie de Sandy Hook en décembre 2012, ce robot mesurant 1,50 mètre et pesant 140 kilogrammes patrouille comme un agent de sécurité pour identifier toute menace potentielle bien plus intelligemment que de simples caméras de sécurité.

Il est rempli de capteurs ultraperformants: des caméras 360 degrés à vision nocturne, des détecteurs de mouvements et de sons, ou encore un logiciel de reconnaissance des plaques d’immatriculation. Le robot se déplace dans une zone définie grâce à son système GPS et sa technologie laser et radar. Il renvoie à un centre de sécurité toute activité anormale dont il est le témoin. Sa présence est aussi particulièrement dissuasive, selon ses créateurs.

Essayé d’abord par Microsoft, il a également été testé dans le centre commercial de Stanford aux mois de mai et juin 2015. Ni les responsables du Mall, ni ceux de Knightscope n’ont encore communiqué de résultats sur l’impact vis-à-vis de la criminalité, mais les robots K5 ont fait le joie des clients qui, pour certains, «leur ont même fait un câlin», assure Stacy Stephens, vice-présidente marketing et vente de Knighscope.

Crainte du robot qui surveille tout

À ceux qui s’interrogent quant à la menace que représentent ces robots du point de vue des libertés individuelles, Stephens répond qu’il ne s’agit en fait que d’une «caméra de sécurité améliorée». Un outil efficace qui n’a pas non plus pour dessein de remplacer les agents de sécurité:

«Ils sont destinés à un rôle de support, d’observation et de rapport uniquement» et «ils n’ont aucune caractéristiques offensive.»

Face à la demande grandissante au sein de la Silicon Valley, Knightscope envisage déjà de nouvelles versions avec reconnaissance d’événements, comme par exemple savoir qu’un parking doit être plein à 2 heures de l’après-midi et non pas à 2 heures du matin.

S’ils décident un jour d’armer leur robot, la polémique se fera plus forte. En attendant, les entreprises californiennes s’arrachent ce petit robot policier pour 6,25 dollars de l’heure.

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