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Quand Google devient Alphabet, ses homonymes s'indignent en toutes lettres

Temps de lecture : 2 min

Le géant de la Silicon Valley a choisi pour appellation de sa toute nouvelle société-mère un nom commun déjà adopté par de nombreuses marques. Une mauvaise surprise pour certains.

antique alphabet. plaisanter~ via Flickr CC License by.
antique alphabet. plaisanter~ via Flickr CC License by.

L'annonce surprise par Google, lundi 10 août, de sa réorganisation sous le nom d'Alphabet –une nouvelle société qui fera office de maison-mère au géant de la recherche sur Internet– a semé pas mal de confusion sur Internet. Il y a eu de l'étonnement, de la surprise et aussi quelques manifestations d'indignation, car Alphabet, au-delà d'être un nom commun qui égare les moteurs de recherche, est aussi le nom ou le thème de nombreuses marques dans le monde entier.

Voici comment le cofondateur de Google, Larry Page, justifie ce nouveau nom:

«Nous avons aimé le nom Alphabet car il symbolise un groupe de lettres qui représente le langage, l'une des principales inventions humaines.»

D'autres ont probablement eu exactement la même pensée quand ils ont lancé leurs propres marques en utilisant le thème de l'alphabet il y a plusieurs années. Andressen Horowitz, un fonds de capital-risque, utilise un motif «a-z». Le géant du commerce Amazon a un jeu subtil sur les lettres «a-z» dans son logo.

La ressemblance est parfois plus flagrante, car le mot est explicitement utilisé par beaucoup d'entreprises dans le monde. Alphabet est d'ores et déjà le nom de plusieurs marques de mode. C'est aussi une marque d'accessoires, un vendeur spécialisé, une société de gestion de parc automobile, une entreprise de signalétique, une société de design et un hôtel. C'est le nom d'une société de logiciels allemande, écrit alfabet. Et n'oublions pas tous les produits qui utilisent l'alphabet, le plus célèbre étant probablement la soupe en forme de lettres.

Le marché noir des comptes Twitter

Tout ce remue-ménage autour de la nouvelle marque de Google a d'ailleurs suscité un amusement pince-sans-rire sur Twitter: un compte prétendument propriété de Google a amassé plus de 8.000 followers dans les heures qui ont suivi l'annonce du groupe (le «l» dans le nom du compte était en fait un I majuscule) avant d'être suspendu. D'autres comptes se sont vite jetés dans la mêlée:

Leander Schaerlaeckens, un écrivain qui utilise le compte Twitter @LeanderAlphabet, a remarqué qu'il pourrait devoir changer de compte sous peu:

«Dans l'idéal, quelqu'un prénommé Leander qui travaille actuellement pour Alphabet essaiera de me l'acheter en échange d'un joli paquet d'actions. L'espoir fait vivre.»

Si la politique officielle de Twitter interdit la vente ou l'achat de noms d'utilisateurs, ReadWrite affirme que des utilisateurs ont, dans le passé, tenté d'acheter des comptes Twitter au marché noir pour des sommes pouvant monter à 50.000 dollars.

Amy X. Wang

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