Santé / Monde

Les rescapés d’Ebola souffrent de complications du virus

Temps de lecture : 2 min

Douleurs articulaires, problèmes ophtalmiques… Ceux qui ont survécu au virus Ebola font désormais face à des problèmes de santé persistants.

Musa Pabai, survivant d'Ebola, et son fils Oliver, à Walakor, au Liberia, le 19 février 2015 | REUTERS/Ricci Shryock
Musa Pabai, survivant d'Ebola, et son fils Oliver, à Walakor, au Liberia, le 19 février 2015 | REUTERS/Ricci Shryock

Au 7 août 2015, le virus Ebola avait touché 27.895 personnes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, selon les chiffres de l’OMS, et 11.283 en sont mortes. Ce qui laisse près de 16.612 survivants. Mais ces rescapés ne sont pas pour autant tirés d’affaire: la plupart ont des problèmes de santé persistants à cause du virus.

Outre le traumatisme psychologique, près de la moitié des survivants d’Ebola souffrent de douleurs articulaires, qui peuvent être débilitantes et les empêcher de travailler, souligne Daniel Bausch, de l’équipe de soins cliniques de l’OMS. Un quart d’entre eux ont des problèmes de vision qui peuvent aller jusqu’à l’uvéite, une inflammation de l’œil responsable de 10% des cas de cécité dans le monde.

Peu de données

Pour le moment, la communauté scientifique dispose de très peu de données sur ce «syndrome post-Ebola»:

«Nous ne disposons pas des renseignements suffisants pour savoir exactement ce qu’il se passe, expliquait en octobre 2014 le docteur Andrew Ramsay, coordonnateur sur le terrain pour l’OMS à Kenema (Sierra Leone). Mais il est urgent de le découvrir afin de faire tout ce qui est possible pour préserver la vue de personnes qui doivent essayer de reconstruire leur vie.»

Le docteur Alie Wurie, du ministère de la Santé de Sierra Leone, s’attend quant à lui des complications de grossesse chez les femmes qui ont eu Ebola. La plupart font des fausses couches ou donnent naissance à des bébés morts nés souffrant de malformations. Anders Norsdtrom, le représentant de l’OMS en Sierra Leone, souligne que l’organisation va publier des recommandations en août pour les femmes envisageant une grossesse après Ebola.

En juin, une étude a été lancée au Liberia pour mieux comprendre les conséquences à long terme du virus. Le 31 juillet, des enfants nés de parents ayant contracté le virus ont été admis dans l’étude afin de savoir s’ils héritent des complications que leurs parents doivent affronter alors qu’ils croyaient en avoir terminé avec la maladie.

Slate.fr

Newsletters

«Une telle histoire est-elle classique dans le milieu des sexfriends?»

«Une telle histoire est-elle classique dans le milieu des sexfriends?»

[C'est compliqué] Cette semaine, Lucile conseille Y., une jeune femme qui s'interroge sur la véritable nature de la relation qu'elle vit avec son sexfriend.

La popularité des charlatans du bien-être révèle les errements de la médecine

La popularité des charlatans du bien-être révèle les errements de la médecine

Les praticiens qui ne savent pas écouter les souffrances de leurs patients les poussent vers des produits et services scientifiquement fumeux.

«Cette histoire de statues, ça me permet de vivre encore plus de sexe dans ma vie»

«Cette histoire de statues, ça me permet de vivre encore plus de sexe dans ma vie»

Ruth aime les statues, mais plus que vous l'imaginez. Le type d'attirance qu'elle ressent s'appelle du pygmalionisme (ou de l'agalmatophilie, au choix).

Newsletters