Santé / Monde

Même légale, la marijuana peut être bourrée de pesticides

Temps de lecture : 2 min

Aux États-Unis, l’industrie du cannabis fait face à un problème sanitaire qui découle de petits insectes nuisibles.

Danger: pesticides | CGP Grey via Flickr CC License by
Danger: pesticides | CGP Grey via Flickr CC License by

On pourrait penser que la légalisation de la marijuana permet aux fumeurs (que ce soit dans un cadre médical ou récréatif) de disposer d’un produit sûr et sans danger. Eh bien non, signale le site Wired. Car même lorsque l’herbe est légale, personne ne sait si elle a été arrosée de pesticides. Gênant quand les joints sont fumés par des personnes malades dans un but thérapeutique…

En effet, cultiver des plants de cannabis n’est pas des plus évidents. Il convient pour cela de se débarrasser des insectes nuisibles. Les cultivateurs se tournent donc vers les pesticides. Et c’est là que les ennuis commencent. D’abord, il faut savoir qu’aux États-Unis l’Agence de protection de l’environnement (EPA) ne peut signaler quels sont les pesticides autorisés ni quels sont ceux interdits pour la culture de marijuana. Parce que la culture de marijuana n’est pas légale au niveau fédéral mais seulement dans quelques États.

Liste de pesticides autorisés

Mais il ne suffirait pas de légaliser la culture sur l’ensemble du territoire pour en finir avec cet imbroglio, puisqu’on ne sait pas quels sont les pesticides qui pourraient être autorisés. Wired rappelle que la filière du cannabis ne peut se fonder sur la liste de pesticides approuvés pour les autres produits agricoles. C’est logique: le cannabis se mange et se fume, ce qui décuple les risques. «L’absorption par les poumons est très rapide, souvent équivalente à des injections intraveineuses», précise un rapport de l’EPA sur les pesticides et le tabac.

Pas question non plus de s’inspirer des lignes directrices pour la culture de tabac. Car si une liste de pesticides autorisés existe bien, aucune limite de résidu de pesticides n’est fixé –la faute au lobby du tabac et aussi au fait que les pesticides ne sont pas le premier problème sanitaire quand on s’attaque à la cigarette. Quant à mener des tests pour créer de toute pièce une législation, cela semble compliqué, car très coûteux, surtout au vu des milliers de pesticides à tester. De quoi donner mal à la tête et peut-être bien envie de cultiver ses propres plants.

Slate.fr

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