Égalités / Monde

Les universités californiennes permettent aux futurs étudiants de choisir entre six identités de genre

Temps de lecture : 2 min

Les personnes qui envoient leurs dossiers de candidature dans les universités publiques de Californie auront un vaste éventail de choix à la place du traditionnel homme ou femme.

Le genre est un univers | Sharon Mattheson-McCutcheon via Flickr CC License by
Le genre est un univers | Sharon Mattheson-McCutcheon via Flickr CC License by

À partir de cet automne, les personnes qui envoient leurs dossiers de candidature dans les universités publiques de Californie auront un vaste éventail de choix à la place du traditionnel homme ou femme. Les six identités de genre disponibles incluent homme, femme, transgenre homme, transgenre femme, queer ou différent, rapporte le Los Angeles Times.

Le transgenre homme («trans male» en version originale) est né avec un sexe féminin mais a une identité de genre masculine, et c'est l'inverse pour le transgenre femme («trans female»). Pour l'identité queer, l'université précise «gender queer/gender non-conforming», soit «les personnes qui refusent de se conformer au genre assigné à la naissance et au système sexe/genre normatifs imposé par l’environnement social et culturel», comme l'expliquait Marie-Hélène Bourcier sur Slate.fr. Et pour ceux qui ne se sentent représentés par aucuns de ces termes, reste l'option «différent».

Toilettes et vestiaires unisexes

Le but de cette collecte d'informations non obligatoire est de mieux connaître les étudiants afin notamment d'adapter l'infrastucture des campus. En juillet dernier, les administrateurs de l'université ont d'ailleurs annoncé que tous les nouveaux projets de construction inclueraient des toilettes et vestiaires unisexes.

Le réseau des campus University of California, dont font partie des établissements comme Berkeley et UCLA, a une population étudiante d'environ 238.000 personnes dans dix campus différents.

Ces dernières années, d'autres universités américaines se sont adaptées aux demandes d'étudiants en rapport avec la remise en question des identités binaires de genre. Depuis 2009 à l'université du Vermont, il est possible de s'enregistrer avec un nouveau prénom (notamment un qui ne correspond pas au sexe de naissance) et de demander une désignation par un pronom neutre, souvent le «ze», au lieu du «il» ou «elle». Ces informations sont enregistrées dans un logiciel afin que tous les professeurs soient au courant. Une centaine d'autres établissements américains permettent aux étudiants de se choisir un prénom et beaucoup de directeurs ont contacté l'université du Vermont pour savoir comment mettre en place l'option du changement de pronom.

Newsletters

Jusqu'au siècle dernier, les femmes qui riaient étaient dangereuses

Jusqu'au siècle dernier, les femmes qui riaient étaient dangereuses

Pour la gent féminine, s'esclaffer a longtemps été encadré, contrôlé et craint: ce n'est qu'au XXe siècle qu'elles ont pu se permettre de rire à gorge déployée.

L'invisibilisation des femmes de plus de 50 ans, un signe éclatant de la misogynie de notre société

L'invisibilisation des femmes de plus de 50 ans, un signe éclatant de la misogynie de notre société

Où sont les vieilles? Comment apprivoiser le vieillissement si mon corps à venir n'existe nulle part?

Remplacer le mot «femme» par «personne qui a ses règles» est-il vraiment inclusif?

Remplacer le mot «femme» par «personne qui a ses règles» est-il vraiment inclusif?

Aux États-Unis, l'emploi du mot «femme» est de plus en plus controversé. Mais suivre la logique de certains activistes s'avère périlleux.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio