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Un avocat new-yorkais réclame un procès par combat

Temps de lecture : 2 min

C'est un fan assumé de «Game Of Thrones», mais le procès par combat est encore réellement inscrit dans le droit américain.

Capture d'écran de l'épisode «The Mountain and The Viper» de «Game Of Thrones»
Capture d'écran de l'épisode «The Mountain and The Viper» de «Game Of Thrones»

Accusé d'avoir poussé son client à la fraude, Richard A. Luthmann, un avocat de Staten Island, a demandé à ce que l'issue de son procès soit décidée par un combat. Voilà la petite note qu'il a fait parvenir à la cour suprême de Staten Island:

«Les allégations formulées par les plaignants, encouragées par leurs avocats, relèvent du pénal. À ce titre, le soussigné [Luthmann] demande respectueusement à ce que le tribunal l’autorise à renvoyer les plaignants et leurs avocats à la Divine Providence du Créateur afin qu'il exécute son jugement divin une fois que le soussigné aura libéré les âmes des plaignants et de leurs avocats de leur enveloppe charnelle, personnellement ou par la voie d'un champion.»

Puis, il a raconté par le détail l'historique du procès par combat:

«Le procès par combat, ou The Wager of Battle [le pari du combat], comme il était était appelé en anglais, a été introduit dans le droit commun du royaume d'Angleterre à la suite de la conquête normande et reste utilisé jusqu'à la fin du Moyen Âge».

Protégé par la Constitution

Richard A. Luthmann n'est pas seulement un fan assumé de la série Game Of Thrones (où, dans l'épisode La Montagne et La Vipère, un procès se conclut justement par un combat acharné et très sanglant), il s'appuie sur le droit américain.

En 1774, le Parlement avait examiné un projet de loi qui prévoyait de supprimer ces pratiques, également appliquées dans les colonies américaines. Il ne l'a finalement jamais fait. Le procès par combat reste donc, en théorie, protégé par le neuvième amendement de la Constitution.

«Ce qu'ils font est absurde, alors j'ai décidé d'être absurde à mon tour», se défend l'avocat. On espère pour lui que la Cour ne le prendra pas au pied de la lettre.

Slate.fr

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