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Les chats vedettes d’Internet ont (enfin) droit à leur exposition dans un musée

 IZ SERIUS ADMNIM/ THIZ IZ SERIUS BIZNIS / pfctdayelise via Wikimedia License by

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Et ce n’est que justice.

N’en déplaise aux chiens, les chatons sont sûrement les maîtres incontestés d’Internet (encore que ou que). Ils sont mignons, drôles, incohérents, mais ils sont surtout partout sur la Toile, que ce soit en images animées ou non.

C’est pour cela que, comme le rapporte le New York Times, le Museum of the Moving Image de New York a décidé de leur consacré toute une exposition intitulé «Comment les chats ont pris le pouvoir sur Internet»

«Les gens sur le web ont plus tendance à poster un chat plutôt qu’un autre animal, parce qu’il se perpétue lui-même en quelque sorte, explique Jason Eppink, à l’origine de l’exposition. C’est devenu une prophétie qui s’alimente elle-même.»

Dans les différents hall de l’exposition, vous retrouverez bien évidemment des gifs, des images et des vidéos des plus célèbre matous de l'Internet mondial. À commencer par Grumpy Cat évidemment, le chat le plus blasé du monde, Nyan Cat, le chat arc-en-ciel, et beaucoup d’autres phénomènes tels que l’étrange «cat breading», où les gens accrochaient des tranches de mie de pain autour de la tête de leur chat.

The Internet Cat Video Festival

Mais la réflexion va plus loin qu’un simple best-of du net en proposant une analyse anthropomorphique du félin et de «l’esthétique de la mignoncité», à savoir l’explication de ce qui provoque des vagues de «Awwwww» chez les internautes. On en apprendra plus également sur l’histoire de la relation qu’entretiennent les chats avec le Web depuis 1995, quand les discussions des premiers internautes ont commencé à tourner autour de leur passion pour leur animal préféré. Cette passion remonte encore plus loin puisque Jason Eppink a ressorti un kinétoscope réalisé par Thomas Edison en 1894 et où l’on voit des chats sur un ring en train de se chamailler avec des gants de boxe.

En mettant cela dans un musée, nous ne disons pas qu’il s’agit d’art, nous ne disons pas qu’il ne s’agit pas d’art, nous disons que c’est culturellement signifiant


Cette exposition n’est évidemment pas la seule manifestation réelle du phénomène virtuel que sont les chats. Libération évoquait déjà en 2013 l’Internet Cat Video Festival aux États-Unis, où 10.000 participants sont venus célébrer Grumpy Cat et Lil Bub, autre vedette poilue de l’Internet.


Et pour ceux qui trouveraient ces manifestations ridicules, le directeur du Museum of the Moving Image, Carl Goodman, explique simplement que, «en mettant cela dans un musée, nous ne disons pas qu’il s’agit d’art, nous ne disons pas qu’il ne s’agit pas d’art, nous disons que c’est culturellement signifiant». On ne peut que lui donner raison.

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