Tech & internet / Culture

Comment Tinder a tué la séduction

Temps de lecture : 2 min

L'hyperdisponibilité sexuelle produite par les applications de drague frustre plus d’un jeune.

Autres temps, autres mœurs | PROfrankieleon via Flickr CC License by
Autres temps, autres mœurs | PROfrankieleon via Flickr CC License by

Des bars de New York branchés et noirs de monde. Des Américains qui ont la vingtaine se vantant de leurs conquêtes sexuelles trouvées sur Tinder, Happn ou OkCupid. C’est l’atmosphère que raconte dans Vanity Fair la journaliste Nancy Jo Sales, l’auteure de The Bling Ring, adapté par Sofia Coppola.

On découvre au fil de l’article que, derrière le côté outrancier et victorieux des déballages sexuels, se cache beaucoup de frustration.

Nancy Jo Sales part d’un premier constat: le coup d’un soir Tinder n’est pas perçu de la même manière pour une fille que pour un garçon. Malgré ce qu’elle appelle «la troisième vague féministe», des déséquilibres persistent. Un garçon qui se sert des applications pour avoir des relations sexuelles a souvent une aura de loup séducteur, alors qu’une fille est vue comme en manque ou comme une naïve en demande d’amour.

Désinvolture

Loin de vouloir figer les femmes dans la position sentimentale et romantique, par opposition aux hommes qui ne voudraient que du sexe, Nancy Jo Sales cite une jeune femme du nom d’Amanda qui reconnaît avoir du mal avec la désinvolture qui court souvent sur les applications:

«Qui peut prétendre ne pas avoir envie d’avoir des rapports sexuels? Mais ça n’empêche que c’est désagréable quand les mecs te disent: “Bon bah salut.”»

L’enquête a la finesse de souligner que les garçons ressentent aussi ce malaise. La question est claire: peut-il y avoir du désir quand il y a trop de disponibilité, quand c'est «trop simple» et qu'on peut retrouver en à peine quelques minutes un autre partenaire auquel on pourra proposer de manger une pizza par emojis? Témoignage de Brian, 25 ans:

«Quand c’est si simple, si accessible, que tu peux rencontrer la personne et la baiser en vingt minutes, c’est un peu difficile de faire durer le truc

Slate.fr

Newsletters

Des espions sont sur LinkedIn avec des photos créées par une IA

Des espions sont sur LinkedIn avec des photos créées par une IA

Certains sont entrés en contact avec de hauts responsables américains.

Un algorithme va décoder les pleurs des bébés

Un algorithme va décoder les pleurs des bébés

Fini l’indécision et l’ignorance de savoir si votre petit veut être nourri ou changé.

Donald Trump a dépensé presque un million de dollars pour qu’on lui souhaite un bon anniversaire sur Facebook

Donald Trump a dépensé presque un million de dollars pour qu’on lui souhaite un bon anniversaire sur Facebook

Une stratégie loin d’être anodine avec les futures élections en 2020.

Newsletters