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Les Britanniques veulent préserver leurs campagnes, mais les jeunes veulent surtout des logements

Kelston Round Hill / Graeme Churchard via Flickr CC License By

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Des voix s'élèvent pour remettre en cause le périmètre des «ceintures vertes» qui entourent les grandes agglomérations du pays. Et notamment Londres.

Les Britanniques s’inquiètent pour leurs «green belt». Ces «ceintures vertes» sont des espaces définis il y a soixante ans, entourant les grandes agglomérations, qui doivent rester majoritairement ruraux, agricoles et sauvages pour limiter l’étalement urbain. Le grand Londres et les principales villes britanniques sont entourées d’une telle ceinture verte.

Ses protecteurs, à commencer par le CPRE (Campaign to Protect Rural England), soutiennent que les green belts sont une réussite exemplaire du pays, protégeant le paysage d’une urbanisation galopante et offrant aux citadins des espaces de repos et d’activités en pleine nature près de chez eux. Un récent sondage a d’ailleurs rappelé que deux tiers des Britanniques étaient attachés à leurs green belts.

La pression du lobby de l'immobilier

Mais ça n’est pas le cas de tout le monde: dans le Guardian, un article souligne le clivage générationnel révélé par ce sondage. Si une majorité des plus de 55 ans accorde de l’importance aux anneaux verts, ceux âgés de 35 à 44 ans ne seraient que 31% à juger important de les préserver. Selon le Guardian, ce clivage illustre le fait que la «génération locataires» a surtout envie de disposer de logements abordables. 

1 million

C'est le nombre de logements qui pourraient être construits autour de Londres en sacrifiant 3,7% de la green belt, d'après un think tank

Un think tank a publié en janvier une étude dans laquelle il affirme qu’un million de logements pourraient être construits autour de Londres à une distance raisonnable d’une gare en sacrifiant seulement 3,7% de la green belt. Le Telegraph écrit également que ces découpages ont été décidés à une époque où la tension du marché immobilier était beaucoup plus faible: «Il faut construire des logements là où il existe une demande et là où les infrastructures et les opportunités d’emploi sont déjà présentes.»

Mais c’est déjà trop pour les défenseurs de l’Angleterre rurale, qui rappellent que 200.000 projets de maisons sont déjà en cours sur ces territoires préservés, et que le lobby immobilier veut se les accaparer. Accessoirement, les limitations imposées sur ces territoires préserve la valeur des logements de ceux qui y sont propriétaires...

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