Ecologie: la voiture électrique n'est pas la solution miracle
Il faut faire attention aux effets d'annonce des constructeurs. Les choix technologiques sont toujours des compromis.
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La conversion des constructeurs français
Certes, dans la cadre du Programme national de recherche et d'innovation dans les transports terrestres (Predit), des recherches financées par l'Etat ont été menées, débouchant sur des véhicules qui ne dépassèrent jamais le stade du prototype ou de la très petite série pour des flotte de véhicules d'entreprises publiques contraintes à l'exemplarité. Ainsi, les groupes PSA et Renault répondirent-ils présents pour toucher une part de l'enveloppe de 400 millions d'euros dégagée dans la cadre du Prédit 3 entre 2002 et 2007, tout comme ils étaient sur les rangs au lancement du Prédit 4, en mai dernier, doté de la même enveloppe pour la période 2008-2012.
Mais ils n'ont jamais cru - au moins jusqu'à ces derniers mois - à la motorisation électrique. Aujourd'hui, ils sont en retard notamment sur leurs concurrents asiatiques - japonais et même coréens. Au point que, pour s'inscrire dans la dynamique créée par Nicolas Sarkozy pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, Renault doit utiliser l'expertise de son partenaire Nissan, particulièrement actif dans le registre des batteries avec NEC. Quant au groupe PSA, il se tourne vers Mitsubishi prêt à lui vendre un modèle clés en main, renforçant ainsi des liens de longue date qui pourraient déboucher sur des relations plus étroites encore. Mais malgré leurs efforts, ils ne parviendront pas à damer le pion par exemple à Smart, du groupe Mercedes, qui devrait sortir une version électrique de la Smart dès l'an prochain.
L'enjeu : la voiture urbaine
En fait, chaque type de motorisation a un terrain de jeu de prédilection. L'urbanisation des populations (plus d'une personne sur deux dans le monde, près de quatre sur cinq en France) pousse à l'émergence d'une demande spécifique de voitures citadines. Elles constituent le marché de prédilection des véhicules électriques, tout comme les voitures à moteur thermique resteront encore longtemps les reines de la route. Car le vieux moteur thermique (à explosion pour le moteur à essence ou à combustion pour le diesel) n'est pas mort. Carlos Ghosn, patron de Renault qui affirme subitement vouloir devenir un leader de la voiture électrique après que l'Etat l'eut soutenu pour sortir de l'ornière financière, estime que cette motorisation pourrait représenter 10% des ventes mondiales en 2020. Les moteurs à essence et diesel ont encore une longue carrière devant eux. D'autant que le moteur électrique n'est pas la panacée non plus, même pas au niveau des émissions polluantes.
Bilan carbone mitigé pour l'électricité
D'abord, pour recharger les nouvelles batteries au lithium d'un parc qui pourrait dépasser le million de véhicules à l'horizon 2020 en France, de nouvelles capacités de production devraient être mises en œuvre. Elles seraient comparables à celles d'une centrale nucléaire EPR. Mais comme cette électricité sera plus probablement produite par des centrales thermiques, le bilan de la voiture électrique ne sera pas aussi positif au plan environnemental. Et le cas français est atypique compte tenu de sa spécificité nucléaire dans la production d'électricité. Mais au niveau mondial, on n'envisage pas que le nucléaire dépasse 16% de la production totale d'électricité selon l'Agence internationale de l'énergie, alors que les énergies fossiles en représenteront les deux tiers.
Dans ces conditions, la voiture électrique ne fera que pousser les feux des centrales thermiques, ce qui dégradera son bilan carbone et le ramènera sensiblement à celui de la voiture à moteur diesel. Par ailleurs, s'il paraît séduisant de recharger les batteries par un simple branchement sur une prise électrique, le réseau n'existe pas encore.
Autonomie contre confort
Ensuite, même si la batterie au lithium représente un véritable saut technologique, elle est encore trop lourde et n'offre qu'une autonomie de l'ordre de 120 km, selon les véhicules. Mais cette évaluation théorique est elle-même sujette à caution, l'autonomie variant en fonction du poids de la voiture (et du nombre de passagers), du profil routier, du mode de conduite, et des accessoires (radio, chauffage, phares...) qui consomment de l'énergie. Le confort, en l'occurrence, nuit à l'autonomie.
Quelle fiscalité pour la voiture électrique ?
Enfin, si l'on ajoute à cela que le coût d'exploitation d'un véhicule électrique sera dans un premier temps de 10 à 20% supérieur à celui d'un véhicule à moteur thermique, on est loin de la solution miracle. D'autant que ce surcoût peut s'alourdir avec le temps. Actuellement, l'Etat est prêt à subventionner la voiture électrique. Mais combien de temps? Par ailleurs, les taxes sur les carburants (35 milliards d'euros en 2008 pour la TIPP et TVA) composent la quatrième source de revenus pour les caisses de l'Etat. Celui-ci ne sera-t-il pas tenté, si le moteur électrique connaît le succès, de récupérer un peu le manque à gagner sur les ventes de carburant ?
Le diesel et ses particules
Le moteur diesel, de plus en plus monté sur des petits véhicules urbains compte tenu d'une meilleure densité énergétique que le super95, n'est pas plus satisfaisant. Il émet du monoxyde de carbone et des oxydes d'azote, mais aussi des particules issues de la combustion du gazole. Et si des filtres antiparticules ont été mis au point, ils présentent l'inconvénient d'arrêter les plus grosses et de laisser passer les plus fines... qui sont aussi les plus dangereuses pour l'organisme humain. Lorsqu'on considère que les enfants, par leur taille, sont les plus exposés aux émissions des pots d'échappement, l'argument pèse lourd.
On peut aussi s'interroger sur l'intérêt d'équiper des petites voitures citadines de moteurs diesel. Ils permettent d'afficher des consommations théoriques plutôt basses. Mais c'est oublier que le moteur diesel n'est vraiment performant que sur longs trajets lorsqu'il est chaud, et que les sauts de puce effectués en ville ne le prédisposent pas à un usage urbain. En plus, un moteur diesel mal entretenu comme il en existe beaucoup est un monstre pour la qualité de l'air.
Un avantage économique raboté
En outre, l'avantage économique du diesel n'est plus aussi évident que par le passé. Le différentiel de prix est aujourd'hui de 15% entre le carburant diesel et le super 95, contre quelque 40% autrefois. Or, l'avantage à la pompe du gazole ne tient qu'à un différentiel fiscal. Comme, depuis une quinzaine d'années, le relèvement des taxes sur le gazole est globalement plus rapide que sur les autres carburants (en France, mais également dans d'autres pays), un rééquilibrage progressif des prix à la pompe s'opère. Restreignant l'intérêt financier du gazole pour l'automobiliste.
Un potentiel d'amélioration pour le thermique
Globalement toutefois, de gros progrès ont été obtenus suite aux nouvelles normes d'émission imposées en Europe, abaissant de cinq à six fois les plafonds autorisés en vingt ans. Mais ils sont insuffisants. Par exemple avec l'augmentation du parc automobile, la pollution des voitures particulières en France est maintenant responsable de la moitié des émissions polluantes du transport routier, elles-mêmes en hausse de 18% entre 1990 et 2005. La voiture pollue de plus en plus alors que les autres secteurs réduisent leurs émissions. Des normes encore plus contraignantes sont d'ores et déjà programmées en Europe.
«Au niveau mondial, l'inéluctable croissance du parc automobile (de 650 millions à 1,4 milliard de véhicules d'ici à 2030) devra être compensée par la réduction de la consommation unitaire des véhicules, des émissions polluantes et des rejets de gaz à effet de serre », souligne le rapport de la mission «Véhicule 2030» du Centre d'analyse stratégique (CAS), établi en 2008 sous l'autorité de Jean Syrota. Or, selon lui, on peut encore diminuer de moitié la pollution des voitures à moteur thermique, non seulement en améliorant le rendement des moteurs, mais aussi en adoptant des dispositifs comme les systèmes «stop and start» (qui coupent le moteur à l'arrêt) qui peuvent engendrer une réduction de 20% de la consommation en milieu urbain.
La voiture à moteur thermique disposerait donc d'un potentiel d'amélioration important. Surtout sur des véhicules de puissance limitée, dont la consommation peut se révéler jusqu'à 70% plus basse en ville que sur des modèles identiques mais plus puissants à l'intérieur d'une même gamme.
L'hybride, réaliste
Rien n'empêche dans ces conditions de l'associer à un autre moteur, électrique et rechargeable, dans un véhicule qui «cumule les avantages du thermique et de l'électricité sans en supporter les inconvénients les plus pénalisants», souligne le rapport. C'est alors une voiture hybride, à laquelle les constructeurs français n'ont jamais cru, et qui est pourtant présentée comme une étape intéressante dans la chasse aux émissions de carbone. Le moteur électrique pour la ville, le thermique pour la route, et pas de problème d'autonomie: le compromis technologique sera un jour dépassé, mais il conserve à ce jour un intérêt.
Gilles Bridier
Image de Une: voiture électrique Nissan Yuriko Nakao / Reuters
Mis à jour le 18/09/2009 à 6h35











































Incroyable de lire dans cet article : "Comme cette électricité sera plus probablement produite par des centrales thermiques, le bilan de la voiture électrique ne sera pas aussi positif", ou "le cas français est atypique compte tenu de sa spécificité nucléaire dans la production d'électricité".
Cela revient à dire que, si l'électricité est nucléaire, la voiture électrique est "propre".
M Bridier a sûrement oublié quelques "détails" : les déchets radioactifs, les fuites d'uranium, les rejets radioactifs et CHIMIQUES des centrales nucléaires dans les rivières, la contamination du Niger par Areva (ou la France trouve "son" uranium) etc...
Alors, une bonne fois pour toute : la voiture électrique ne peut être "propre" (*) que si ses batteries sont rechargées avec des énergies RENOUVELABLES, et certainement pas avec la pire des horreurs envireonnementales, le nucléaire.
SL
(*) Et encore, il ne s'agit là que de la motorisation. Car une voiture ne sera jamais "propre" (fabrication, pneus, déchets, etc...)
Il n'y a pas d'énergies innocentes, elles ont toutes un coût écologique: le barrage d'Assouan à un impacte sur la chaîne alimentaire de l'Afrique et la Méditerranée, le solaire voltaïque et l'éolien dépensent plus d'énergie (fossile) à être fabriqué, mis en place et stockée qu'ils n'en produiront jamais. De plus elles demandent des surfaces gigantesques.
Comme le professeur Lovelock, l'un des découvreurs de l'effet de serre et inventeur de la théorie Gaia je crois que le nucléaire est un moindre mal et est notre principale solution pour fournir de l'énergie à 9 milliards d'humains. La voie à suivre, pour les pays développés, n'est pas de donner la priorité à l'invention de nouvelles technologies pour produire plus d'énergie mais au contraire d'utiliser des technologies existantes pour rapidement économiser de d'énormes quantités d'énergie. D'autres technologies, comme le biogaz et le solaire thermique ( individuel et collectif) ont un rôle important à jouer à condition de ne pas cannibaliser les terres cultivables. Pour les pays en développement il faut combiner ces technologies d'économie avec le nucléaire.
Bien évidemment, l'éolien et le solaire ont un rôle à jouer, mais il faut être réaliste et les voir pour ce qu'ils sont: des technologies d'appoint.
Alors: Atomkraft, Ya Bitte!
Cher Monsieur,
Je crois que tout le monde connaît votre point de vue, inutile de mettre des majuscules partout. Vous faites partie des fanatiques (ils sont nombreux) incapables de faire la différence entre les problèmes urgents (réduire les émissions de CO2, sinon la planète court à la catastrophe) et les problèmes beaucoup moins urgents (traitement des déchets nucléaires par exemple).
Grâce aux fanatiques de votre espèce, chaque Allemand, au paradis de l'écologie (tout le monde sait que l'Allemagne est infiniment plus verte que la France, cela ne mérite aucune discussion) émet en moyenne 50% de CO2 de plus que son collègue français.
Il ya bien plusieurs elements a prendre en considération
- l'origine douteuse de l'electricite et la solution qui consiste a opposer petrole/carbonne a electricite. Ce qui permet notamment aux vendeurs de climatiseurs de dire a leurs clients que le climatiseur produit plus d'energie qu'il n'en consomme. Mensonge bien sur.
- l'attitude petroliere qui tente vainement de conserver la domination du marche et produit des rapports incendiaires sur tous les vehicules qui ne sont pas oleo-dependants. Ainsi le rapport de l'ancien directeur du CEA sur l'avenir de l'automobile qui predit encore 70 ans de domination pour le petrole. Il en impute la responsabilite aux alternatives energetiques qu'il juge non fiables, voire non rentables. Quel benet...
- enfin l'attitude integriste, qui consiste a nier l'alternative par les biocarburants au pretexte qu'ils vont affamer la planete. Certes l'ethanol bresilien booste aux pesticides et ogm, n'est pas sans doute la solution miracle, l'huile vegetale non plus. Mais les ethanols de 2eme generation issue de la filiere des dechets vegetaux, comme en Suisse ou en Allemagne, ou au Liberia, sont eux tres prometteurs et remplacent avantageusement le petrole du point de vue energetique, economique, et ecologique.
- enfin, les solutions mixtes et la rationalisation des mobilites. Pas besoin d'un vehicule diesel polluant et cher pour ramasser les ordures ou arroser les fleurs ou patrouiller des quartiers, certaines communes le font a l'ancienne avec un cheval. L'utilisation des transports en commun qui a ete deleguee au prive dans les departements et les communes devra redevenir un service public sur le modele de la RATP. En outre les voitures mixtes comme les modeles Toyota RAVe (electrique mixte essence), qui a ete retiree du marche americain dans les annees 80 en raison de son succes, sont bien la preuve que ces alternatives existent et sont rentables, du point de vue ecologique puis economique.
- enfin comme le souligne plusieurs reactions, le cycle de fabrication des vehicules va devoir etre refonde sur des bases economiques et ecologiques, on va s'apercevoir que la durabilite des vehicules, l'emploi de pieces d'occasion recyclees ou de pneus et plastiques recycles vont ameliorer le cycle ecologique de la mobilite individuelle.
Enfin le travail sur les attitudes individuelles de mobilite, combien d'entre nous vont accepter la mobilite partagee, ou les achats de vehicules en cooperative d'usage? Au fait je vis dans un pays ou les vehicules hybrides sont detaxes. La France est vraiment en retard d'un siecle.
La voiture électrique n'est pas la panacée. Pour juger de la pertinence de l'électrique, il conviendrait de faire un bilan énergétique global. Rien que les pertes liées au transport de l'électricité doivent représenter 20% de la consommation finale. Il faut aussi compter les investissements, l'usure des voitures qui vont se révéler plus lourdes, l'énergie utilisée pour construire les nouveaux composants. On sait par exemple que le coût de fabrication d'un panneau photovoltaïque représente 3 années de production du panneau et encore c'est le chiffre avoué. Non, le plus sur, à court terme, c'est de diminuer sa consommation en limitant ses déplacements mais qui va nous encourager à cela ? Enfin, personne ne nous empêche de le faire.
Outre les problèmes évoqués dans l'article et ceux évoqués par Stéphane Lhomme il me semble qu'il y en a un d'autre de taille : pour construire des batteries, il faut des métaux rares (lithium, nickel cadium, ..). Or les ressources de ceux ci ne sont pas inépuisables.
Il me semble avoir lu qu'on ne dispose à peine de quoi remplacer le parc actuel de voiture.
Il va falloir oublier la voiture : tous à vélo.
Je suis fatigué de ces points de vues binaires qui consistent à décrier toute solution quelle qu'elle soit en prétendant faire l'analyse de leurs implications respectives.
Je tâcherai donc d'être synthétique et concis dans l'expression de mon avis.
Le transport est par définition énergivore
Oui le pétrole pollue.
Oui le nucléaire pollue.
Oui le charbon pollue.
La seule est unique solution au problème écologique porte un nom : la décroissance.
Pour éviter ce phénomène, contraire au principe d'évolution de toute société, l'Homme inventa le "Développement durable"
Son principe : Consommons mais compensons et assurons le renouvellement des ressources.
Louable ! Si tant est que ce renouvellement soit possible. Sinon, quelle solution consomme le moins ?
Les énergies renouvelables ne concernant pas l'automobile, tout du moins pour son usage commun, je n'élargirai pas le débat.
Certes le nucléaire n'est pas parfait, mais ne peut on pas espérer des génératons à venir qu'elle trouvent des solutions au traitement des déchets (à ne pas amalgamer avec les combustibles usés, mais ceci est un autre débat)
La technologie employé pour les moteurs thermiques évolue, pourquoi le nucléaire n'évoluerai pas également ?
Des projet tels qu'ITER ne sont ils pas prometteur même si l'horizon est tout juste perceptible ?
Soyons réalistes et pragmatiques, la solution miracle n'existera jamais.
Et pour ceux qui n'acceptent aucune des pistes envisagés, faites une proposition, sans quoi, le salut de notre planète ne peut passer que par l'extinction de notre race.
J'ai écrit un article à ce sujet mercredi dernier sur mon blog avec exactement le même angle, ne pas se leurrer sur la voiture électrique, malheureusement, mais plutôt, en conclusion, envisager la décroissance, ce qui sera très difficile à faire comprendre aux Français... Lien: http://lavalise.over-blog.com/article-36131256.html
Décroissance ne signifie pas forcément consommer moins, mais consommer mieux. La voiture électrique participera de ces changements de mentalités si elle est employée dans l'idée du co-voiturage urbain. Maintenant, les sources d'énergie qui permettront aux parcs de voitures électriques de fonctionner peuvent être multiples et ne sont décidées qu'à un niveau politique. Si la France choisit de consommer nucléaire à 80% et de rester à la traîne des pays utilisant des sources d'énergie alternatives non polluantes c'est uniquement un choix politique. Donc, le consommateur a un rôle à jouer en s'intéressant à la décroissance, qui permettra de ne pas envisager d'augmenter le parc nucléaire en faisant baisser sa consommation électrique personnelle. De très nombreuses solutions existent aujourd'hui et en plus vous ferez des économies, car la facture d'électricité pèse très lourd dans le budget des ménages.
Un des enjeux majeurs des choix énergétiques pour le futur est d'ordre politique. Je ne polémiquerai pas sur les avantages respectifs des diverses énergies alternatives, il est probable que la solution viennent d'un bouquet de technologies plutôt que d'une seule. Concernant le type de batteries et les procédés de recyclage, je crois que les progrès techniques à venir, la mise en place de industries spécialisées, nous empêchent de faire de la prospective à moyen terme. Peut être que cela posera des problèmes, peut être que nous arriverons à maîtriser cette filière proprement.
Ce qui me semble crucial en revanche, pour pouvoir exploiter au mieux ces diverses sources d'énergie, c'est de se poser la quesion du mode de production : individuel ou collectif ?
On peut choisir de fabriquer d'immenses centrales solaires dans le désert, ou des parcs éloiens off shore. C''est probablement utile, et peut être nécessaire. Mais une partie de la solution réside dans la possibilité pour chacun de produire de l'énergie, avec des panneaux solaires, du mini éolien, ou de la géothermie. Pour cela, une véritable volonté politique est nécessaire.
Du point de vue technique, on se rapproche tous les jours de cette possiblité : les systèmes de production existent, et les logiciels permettant de les exploiter au mieux et de les intégrer dans le réseau électrique général sont en plein développement.
Du point de vue économique en revanche, rien n'est possible. Le contrôle de l'énergie, c'est un pouvoir que l'état et les multinationales ne veulent pas laisser échapper. Les intérêts d'Etat sont trop puissant : le système de taxation n'est pas adapté à la production individuelle (voir les redressements fiscaux des agriculteurs qui utilisent des biocarburants fabriqués par leurs soins), et l'enjeu nucléaire a une dimension stratégique et militaire non négociable. Au total, les coûts de l'électricité nucléaire sont sous évalués, les centrales non entretenues, les problèmes de démantelement passés sous silence, afin de lui garder un avantage compétitif par rapport aux autres modes de production, conventionnels ou altenratifs (EDF finira pas avoir des gros problèmes de rentabilité, peut être dans les années à venir, d'où l'éventualité d'augmentation des prix) . Quant aux grands groupes énergétiques, il est évident que leur intérêt est de garder la maîtrise de la production et de la distribution de leurs produits.
Production individuelle ou production de masse.. Ce sont des choix techniques, mais aussi économiques et politiques. Qui pose aujourd'hui la question en ces termes ?
Mon raisonnement est, en tout point, identique au vôtre. J' l'évoquais il y a quelques jours seulement sur un autre site.
J'y ajouterai: ne consommer que l'énergie que l'on produit, et ne produire que l'énergie que l'on consomme.
Mais, dans la relation entre puissance publique et individu, cela est, ni plus ni moins, une vraie révolution...
"J'y ajouterai: ne consommer que l'énergie que l'on produit, et ne produire que l'énergie que l'on consomme."
Peut être excessif quand même non ? car nous consommons aussi de l'énergie lorsque nous achetons des produits qui ont été manufacturés, transportés... Il faut bien faire tourner les usines qui produisent des biens parfois nécessaires à notre vie quotidienne.
En outre, un système général de production électrique permet de garantir la production sur l'ensemble de la journée et de l'année, cela correspond à une assurance de couverture énergétique mutualisés permettant le développement des systèmes décentralisés dans les meilleurs conditions.
"Mais, dans la relation entre puissance publique et individu, cela est, ni plus ni moins, une vraie révolution..." Oui, nous sommes bien d'accord.
J'aurais du préciser dans ma réponse que cela ne concernait que les particuliers.
Il me paraît anormal que ces derniers se transforment en producteurs d'énergie et deviennent ainsi, en quelque sorte, la variable d'ajustement d'EDF et de l'Etat.
Il est évident que l'industrie doit continuer à être alimentée par un système général, EDF ou autre.
Attention, il y a un piège, en fait il y a deux (mots) intrus dans le titre. il faut lire :
Ecologie: la voiture n'est pas la solution.
La voiture, bien qu'adoptée par les occidentaux, et difficile à quitter par son apparent confort, est un produit de luxe, énergivore et polluant depuis sa conception, sa fabrication, son utilisation, son recyclage...
Les solutions : déplacements doux & modération dans les déplacements, c'est la seule issue.
La voiture électrique est un risque et une chance. Il ne faudrait pas que la voiture électrique absorbe toutes les énergies stratégiques des constructeurs. Le taux d'équipement nécessaire à la baisse de la production des GES ne sera pas atteint avant des années. Il ne règle pas la question des équilibres urbains et à la marge celle des pollutions. En revanche, elle est une étape significative dans l'univers automobile pour s'approprier le changement. Elle donne l'occasion de développer une culture du services en réseau (alimentation électrique) sur laquelle peut s'adosser diverses formes de partage (autopartage, etc), donnant naissance à des services inédits et de nouveaux modèles. Dans ce contexte, la voiture électrique permet au secteur automobile de poursuivre le développement de sa maturité vers le service automobile.
http://www.groupechronos.org/index.php/fre/blog/l-ecologie-c-est-la-voiture-en-reseau
Groupe Chronos
Vous parlez tous d'energie, de combustion, de CO2, d'imbrules de diverses tailles, de nucleaire, de lithium...et j'en passe
Je vous rappelle une equation: H2 + 1/2 O2 -- H2O + Ex(ergie)
Vous voulez faire propre et donner du travail pour 50 ans a vos enfants ?
Soyons ambitieux, tuons la combustion explosive, debarrassons nous petit a petit du petrole et passons a l'echange menbranaire !
Relisez, entre autres, Jules Verne ' L'ile mysterieuse' pour plus de details...
Nous sommes alles sur la lune avec l'hydrogene, pourquoi refuser de vivre avec sur Terre ?
Mais je suis certain que cela serait trop simple, il faut des tensions, voire guerres, n'est ce pas ?
Excusez mois, ça a l'air intéressant, mais j'ai rien compris... pourriez vous SVP nous la refaire autrement, comme pour un mal-comprenant. J'ai Googlé "l'échange membranaire" et là rien! Des détails, SVP...
je ne vois pas dans les commentaires la propulsion nucléaire, une petite pile.
Sans être provocateur on oublie l'H2 mais également toute les propulsions plasmiques......
Les gourous de l'Ecologie n'ont pas de solution réelle en dehors bien sur des taxes.
Autre question pourquoi le mutisme des pétroliers il n'est pas pensable que nos extracteurs fossiles soient absents de l'avenir car en dehors du carburant il y ad'autres enjeux économiques bien plus importants, la pétrochimie.
Les pétroliers sont les seuls à avoir les moyens financiers de l'enjeu alors pourquoi ne sont-ils pas invités aux débats?
Il est vrai que les intégristes écologiques ne sont pas sont de grands démocrates et bien loin des enjeux econo-ecolo-sociaux
alors s'asseoir pour écouter la morale des gourous n'est pas forcément l'attente des pétroliers.