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Les nouvelles capitales de région ont été annoncées: les perdantes auront des lots de compensation

Caroussel Comedie / Marc Meynadier via Flickr CC License By

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Les élus des villes reléguées ont fait pression pour ne pas être trop désavantagées par le nouveau redécoupage territorial.

Les futures préfectures des super-régions issues du redécoupage de la carte administrative à treize régions ont été officiellement sélectionnées par le gouvernement lors du conseil des ministres du 31 juillet. Les heureuses élues devront être approuvées par les futurs conseils régionaux issus des élections régionales de décembre, mais il est peu probable que la liste soit modifiée d'ici son entrée en vigueur, le 1er octobre 2015.

Le «suspense» relatif concernait les chefs-lieux qui se retrouvent à plusieurs dans une grande région fusionnée. Dans la future région Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Toulouse est choisie contre Montpellier, Strasbourg en Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace au détriment de Metz et Châlon-en-Champagne. Rouen gagne le duel l'ayant opposée à Caen pour la grande Normandie (alors même que c'est Le Havre qui est la ville la plus peuplée de la super-région, comme le fait remarquer Paris Normandie). Bordeaux s'impose logiquement en Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin devant Poitiers et Limoges.

Des postes de préfets et de directeurs d'administrations régionales vont donc logiquement disparaître. Mais ces villes reléguées, dont les élus ont fait pression pour qu'elles ne soient pas perdantes dans la réforme, vont obtenir des lots de compensation, limitant par là même la portée de la réforme –et les économies escomptées. Globalement, il s'agit ici ou là de ne pas regrouper tous les services administratifs au même endroit, pour ne pas subir la prévisible protestation des fonctionnaires territoriaux qui auraient pu être contraints à la mobilité vers les nouveaux chefs-lieux de région. Et surtout, de faire en sorte que le redécoupage ne se traduise pas par des pertes sèches d'emploi public pour les anciens chefs-lieux.

Agences, directions régionales et rectorats en compensation

D'une manière générale, précise Le Monde, «la quasi-totalité des sites des actuelles directions régionales seront maintenus en spécialisant les agents qui y travaillent. [...] Un gros effort de formation sera réalisé, indique Matignon, afin de permettre aux fonctionnaires de changer de métier sans avoir à déménager. Le nombre de ceux qui seront amenés à faire leurs valises devrait être inférieur à 1.000.»

Les académies, qui dépendent de l'Éducation nationale, épouseront toujours les mêmes frontières. Un des recteurs de chaque nouvelle région exercera le poste de recteur de région académique et ils seront, selon le compte-rendu du conseil des ministres, «ceux des académies d’Aix-Marseille, Besançon, Bordeaux, Caen, Lille, Lyon, Montpellier, Nancy-Metz et Paris». 

Les Agences régionales de santé (ARS) seront elles aussi fusionnées, et dans certaines futures régions leurs sièges seront localisés dans les ex-préfecture de région de Caen, Montpellier et Nancy.

Metz et Montpellier accueilleront le siège des chambres régionales des comptes fusionnées de leurs grandes régions respectives.

La rétrogradée Besançon pourrait également bien s'en sortir, puisque, selon France 3 Franche Comté il n'est pas certain que le siège du conseil régional s'installe à Dijon. Mais surtout, poursuit le site de France 3, le maire demande en compensation une ribambelle de directions et agences:

«L’ARS (Agence régionale de santé), la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), la DREAL (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) et la DIRECCT (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi). Et, en plus, la création de l’Agence nationale de la biodiversité.»

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