Tech & internet

Comment Adblock est en train de révolutionner le Web

Temps de lecture : 2 min

L’extension des bloqueurs de publicités sur mobile grâce à l’iOS 9 d’Apple va obliger le monde de la publicité à renouveler sa stratégie web.

Times Square, à New York, inondé par la pub | PROERIC SALARD via Flickr CC License by

Dans un post publié sur son blog personnel, l’ancien journaliste du Guardian Charles Arthur interprète l’extension des bloqueurs de publicité sur mobile comme une véritable révolution. Si cette extension permet de généraliser l’usage de logiciels comme AdBlock ou Ghostery, le financement des sites web devra être intégralement repensé.

Nombre de clics, nombre de vues, traçage des utilisateurs… Toutes ces données offertes par le Web ont permis à la publicité d’exploser sur Internet. D’autant plus que les sites d’informations n'ont plus de limites en matière d’espace: on peut les remplir à souhait d’articles... et de publicités.

Les possibilités sont infinies en apparence, sauf que les fenêtres qui s’ouvrent sur l’article et autres nuisances visuelles ont permis à des logiciels comme AdBlock «d’atteindre plus de 150 millions d’utilisateurs, et ça continue de grandir», rappelle Charles Arthur.

Plus de pubs sur iPhone

Le succès de ces différents logiciels est tel qu’Apple a décidé de rendre possible le développement de versions mobiles sur son nouvel iOS 9, qui sortira en septembre 2015. Une décision qui devrait faire mouche d’après le blogueur, car les publicités sur mobile sont bien plus handicapantes en matière d’impact sur le chargement des données que celles sur ordinateur.

Google devra s’adapter avec Android s’il ne veut pas risquer de perdre ses clients. Et, pour Charles Arthur, ça ne s’arrêtera pas là:

«Une fois que ça commencera sur mobile, ça va dévier sur les ordinateurs. [...] Les gens vont télécharger des bloqueurs de pub. C’est à ce moment-là que les sites internet vont commencer à faire face à un vrai problème.»

Charles Arthur rappelle tout de même que, s’il y a de la publicité, c’est justement pour que les internautes aient un accès gratuit aux contenus financés par les publicitaires. L’utilisation des bloqueurs signera-t-elle alors la fin du journalisme sur Internet? Pour Charles Arthur, «le bon journalisme et les sites utiles vont survivre». La fin de la publicisation à outrance va obliger tous les sites qui publient beaucoup de contenus en acceptant beaucoup de pub à disparaitre, et ne laissera survivre que les sites où l’information est traitée correctement. La nouvelle publicité se rapprochera selon lui de celle des journaux papiers et sera probablement insérée par l’éditeur du site comme bon lui semble. Faut-il y voir une réponse à la crise des médias?

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