Partager cet article

La réalité virtuelle détrônera bientôt la vidéo comme outil de communication

Des gamers testant l'Oculus Rift au Gamescom 2014 | Marco Verch via Flickr CC License by

Des gamers testant l'Oculus Rift au Gamescom 2014 | Marco Verch via Flickr CC License by

Marc Zuckerberg a dévoilé son intention de faire de la réalité virtuelle la suite logique de la vidéo et de ne pas la réserver aux gamers.

«Le contenu en immersion 3D est la suite logique de la vidéo.» C’est la grande annonce du PDG de Facebook, Marc Zuckerberg, aux investisseurs lors de la conférence sur les bénéfices du deuxième semestre 2015 mercredi 29 juillet 2015.

L’inventeur du plus célèbre des réseaux sociaux défendait son projet en insistant sur l’évolution rapide des moyens de communication et d’expression au cours des dernières années. Il y a dix ans, la plupart des communications se faisaient sur une base écrite. Depuis quelques années, les méthodes sont passées du texte à l’image, et à présent nous vivons dans une transition vers la vidéo.

Oculus et Morpheus

Un bon exemple de cette récente évolution: Snapchat. Dans un article du 25 juillet 2015 publié dans Les Échos, la journaliste Marion Degeorges estime que la présidentielle américaine de 2016 sera celle de Snapchat à l’image du début de campagne du démocrate Bernie Sanders. Avec 60% d’utilisateurs chez les 18-34 ans qui ont un smartphone, l’application est une base de votants potentiels très intéressante.

Mais pour Zuckerberg, «ça ne s’arrêtera pas là.» Il souhaite développer la réalité virtuelle à la fois pour les vidéos et le jeu, et s’en donne les moyens. En mars 2014, Facebook a racheté une startup de réalité virtuelle, Oculus, avant d’annoncer pour 2016 la sortie de l’Oculus Rift, un casque de réalité virtuelle. Facebook prend donc les devants, mais l’entreprise n’est pas la seule à placer ses espoirs dans cette nouvelle technologie: Sony a aussi annoncé en 2014 qu’ils allaient développer un casque de réalité virtuelle, le projet Morpheus.

Il faudra peut-être attendre avant d’avoir accès à ce projet fou, si tant est qu’il fonctionne. Quoi qu’il en soit, Facebook peut compter sur sa très bonne santé économique. Avec 4,04 milliards de dollars de revenus au deuxième semestre 2015 (contre 2,91 l’année dernière) et 719 millions de bénéfices net, «à cause de la R&D», précise le directeur financier Dave Wehner, le réseau social a encore de belles années devant lui.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte