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Google commence à géolocaliser la pollution de l'air en ville

Temps de lecture : 2 min

Les voitures de Google Street View pourront être équipées de capteurs capables de géolocaliser différentes sortes de pollution.

Vue de Santiago, la capitale du Chili, où les autorités ont déclaré l'état d'urgence environnemental en juin 2015 en raison de la pollution de l'air | Ueslei Marcelino/Reuters
Vue de Santiago, la capitale du Chili, où les autorités ont déclaré l'état d'urgence environnemental en juin 2015 en raison de la pollution de l'air | Ueslei Marcelino/Reuters

À défaut de pouvoir lutter contre la pollution atmosphérique, on pourra bientôt la géolocaliser. Google et Aclima, une start-up de San Francisco qui crée des capteurs environnementaux, ont annoncé cette semaine leur projet de travailler ensemble pour cartographier la pollution de l'air dans les villes.

Habituellement utilisées pour prendre des photos des rues, les voitures de Google Street View pourront être équipées de capteurs capables de géolocaliser différentes sortes de pollution. La première expérience, menée pendant un mois dans les rues de Denver, a permis de repérer 150 millions de points de données et de mesurer la concentration en dioxyde d'azote, oxyde nitrique, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, méthane, noir de carbone, particules volatiles...

Visualisation heure par heure

La pollution se forme et s'accumule généralement dans la couche atmosphérique la plus proche du sol, là où nous vivons. L'épaisseur de cette couche change tout au long de la journée, à mesure que le sol se réchauffe, que le vent la disperse ou que le ballet des voitures s'intensifie. Aclima a tenu compte de ces variations et ses premières cartes proposent une visualisation heure par heure.

Graphique d'Aclima montrant la concentration en ozone dans les rues de Denver à 9h.

Si nous savons où se situent les points les plus problématiques en ville, nous saurons où placer des espaces verts

Davida Herzl, fondatrice d'Aclima

L'objectif est de mettre ces données à disposition de tous afin que chacun puisse s'informer du niveau et du type de pollution dans sa rue. Savoir où la pollution est la plus concentrée permettrait aussi d'agir localement plus efficacement, comme le soutient Davida Herzl, fondatrice d'Aclima:

«Nous savons que les arbres absorbent la pollution, le dioxyde d'azote notamment. Si nous savons où se situent les points les plus problématiques en ville, nous saurons où placer des espaces verts.»

À l'automne, Google et Aclima étendent leurs tests à la baie de San Francisco. Ils comptent recueillir suffisamment de données pour les fournir aux scientifiques et collectivités locales afin de les aider à mieux comprendre la pollution urbaine.

Le procédé sera-t-il étendu encore plus largement? Aclima fait savoir que rien n'est encore décidé mais qu'il serait techniquement possible d'équiper n'importe quelle voiture de Google Street View. Pour le moment, en France, les données sur la qualité de l'air disponibles en ligne sont fournies par des associations, et seulement à l'échelle de la ville.

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