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Voici l’endroit le plus calme et le plus reculé des États-Unis

Forest on Olympic National Park Three Lakes Trail | Miguel.v via Wikimedia License by

Forest on Olympic National Park Three Lakes Trail | Miguel.v via Wikimedia License by

Il existe un petit bout de terre aux États-Unis où l’homme n’impose pas encore ses horribles bruits.

Gordon Hempton enregistre les sons de la nature depuis plus de trente-cinq ans. Cet Américain de 62 ans a même remporté un Emmy pour son travail acoustique. Mais il y a dix ans, après une perte temporaire de son ouïe, il a décidé de faire de son métier un combat écologique en protégeant la quiétude de la nature, et un petit carré de terre en particulier.

Il s’agit des «six centimètres carrés les plus calmes des États-Unis», explique le site Outside Online, qui raconte son combat pour préserver cet espace situé dans l’Olympic National Park, à l’extrême nord-ouest des États-Unis.

Impression écran Google Maps

Bien sûr, le silence n’y est pas total, les sons de la nature sont présents, mais il faut bien les distinguer des bruits provoqués par l’homme (avions, voitures, marche à pied, etc.). «La discipline de l’écologie acoustique, explique le site, dessine une importante distinction entre le son et le bruit. Le ploc de gouttelettes d’eau de la canopée? Un son. Le petit vacarme d’une Taylor Swift sortant des haut-parleurs d’un téléphone? Du bruit.»

Impact du vacarme

Après avoir exploré les 48 États américains continentaux, Gordon Hempton a décidé de déposer une pierre rouge dans ce parc de l’État de Washington car il estimait que c’était l’endroit où l’homme faisait le moins de bruit dans le pays. Du moins par séquences de vingt minutes. Car la quiétude de l’endroit est régulièrement interrompue par le vrombissement insupportable des avions alentours, commerciaux comme militaires. «Les niveaux de bruits de ces opérations vont avoir un impact sur la vie sauvage et la santé de l’homme qui prendrait des décennies à être réparé.»

Le bruit crée chez l’homme un état d’alerte et de stress permanent

En effet, le bruit provoqué par l’homme perturbe non seulement la nature (créant un environnement sonore incertain pour les prédateurs et surtout leurs proie) mais il crée chez lui un état d’alerte et de stress permanent, puisque son cerveau perçoit ces nuisances comme des dangers. Peut survenir alors une augmentation du rythme cardiaque, de la pression sanguine, ou des hormones du stress…

Et quand on sait que le seuil réglementaire de bruit est dépassé pour 20% des habitants de l’agglomération parisienne, la préservation de zone de calme et de silence prend toute son importance. Voici donc une minute de quiétude totale en provenance des États-Unis, loin du vacarme citadin. À consommer sans modération.

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