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Les Américains les plus riches et les plus diplômés boivent plus souvent de l’alcool

Wine Glass in a Wine Glass | Keoni Cabral via Flickr CC License By

Wine Glass in a Wine Glass | Keoni Cabral via Flickr CC License By

Aux États-Unis, le revenu et le niveau d’éducation prédisent les écarts de consommation de l’alcool.

Un sondage réalisé par l’institut Gallup auprès d’un échantillon de la population américaine a établi que les Américains les plus aisés et les plus éduqués étaient plus nombreux à déclarer consommer de l’alcool, et qu’ils en buvaient plus souvent que leurs concitoyens aux revenus et au niveau de diplôme plus faibles.

Huit Américains sur dix de statut socio-économique supérieur déclarent boire de l’alcool, contre moins de la moitié de ceux qui se situent en bas de l’échelle sociale en matière de revenus (45%) et d’éducation (52%). En moyenne, 30% des personnes interrogées déclarent avoir bu de l’alcool au cours des dernières vingt-quatre heures: ce taux monte à 47% pour les plus aisés (75.000 dollars de revenus annuels ou plus, soit 68.000 euros par an ou plus) contre 18% pour les moins riches (30.000 dollars ou moins, c’est-à-dire moins de 27.000 euros), 45% pour les plus diplômés (diplômes du supérieur) contre 28% pour ceux dont le plus haut niveau atteint est le secondaire.

Dernier verre d'alcool bu, par niveau de revenu et de diplôme, parmi les répondants qui consomment de l'alcool. Source: Gallup - juillet 2015.

Risque d’alcoolisation chronique

La première explication de ces écarts tient à la possibilité pour les plus fortunés de s’acheter de l’alcool régulièrement ou d’en consommer lors de sorties. Mais c’est aussi le mode de vie des Américains situés en haut de l’échelle sociale qui fait une place plus importante aux occasions de lever le verre: ces derniers participent plus souvent à des activités sociales lors desquelles la consommation d’alcool est fréquente, comme être invité chez des amis, sortir au restaurant ou participer à un pot d’entreprise.

Le revenu et le niveau d’éducation prédisent mieux les écarts de consommation que le sexe, l’âge, l’origine ethnique, la région de résidence ou la religion.

Les études réalisées auprès de la population française révèlent des effets contrastés du milieu socio-économique sur la consommation d’alcool et sa fréquence. Selon des données recueillies en 2008 par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes), les hommes que leur consommation rapproche du risque d’alcoolisation excessive sont plus souvent cadres, artisans, commerçants et chefs d’entreprise, ouvriers ou agriculteurs. En revanche, lorsque ce risque est avéré, il est plus fréquent qu'il devienne chronique chez les hommes artisans, commerçants et chefs d’entreprise ou appartenant aux professions intermédiaires, ainsi que chez ceux vivant dans un ménage aux faibles revenus. Chez les femmes, ce sont en revanche les cadres qui sont les plus exposées à ce risque.

La précarité, comme la vulnérabilité sociale que favorise le chômage, ont des effets tout aussi contrastés sur la consommation d’alcool: ces populations sont plus fréquemment abstinentes mais, lorsqu’elles consomment, le risque d’alcoolisation chronique est plus fréquent.

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