Santé / Sciences

Et si la clim était sexiste?

Temps de lecture : 2 min

Le Washington Post ose questionner (avec un brin de second degré) l’aspect genré de la climatisation. Les hommes s’y adapteraient bien alors qu’elle glacerait les femmes.

/
«La dame aux éventails» d’Édouard Manet, 1873. Domaine public

«Eh oui les amis. L’air conditionné n’est qu’un autre bon gros complot sexiste

C'est tout du moins la thèse un peu farfelue d'une journaliste du Washington Post, qui appelle à un empowerment des femmes sur le diktat masculin de la climatisation.

L’article commence par une définition de ces femmes «victimisées»:

«Elle sont faciles à reconnaître. Ces femmes qui sortent à la pause déjeuner telles des tortues en quête de soleil, leurs cardigans roulés en boule, les épaules nues, en train de dégeler à la lumière du jour.»

Garde-robe

Les femmes seraient malades à cause de la clim tandis que leurs collègues masculins se sentiraient évoluer dans un environnement à température tout à fait tempérée. La journaliste explique non sans humour son investigation:

«J’ai trouvé un trio: deux femmes, les épaules nues, et un homme dans un beau pantalon bleu marine en serge, chemise à carreaux ouverte, déjeunant ensemble. Ils travaillent tous les trois dans une boîte qui s’occupe de questions éducatives à l’international. Et c’est comment la température dans leur bureau alors qu’ils essaient d’éduquer la planète?

  • «Froid.»
  • «Glacé.»
  • «C’est parfait !»

Je n’ai pas besoin de préciser qui a répondu quoi

On en arrive au nerf de la guerre: les différences de vêtement en fonction des sexes. Alors que les femmes ont adapté leur garde-robe à la chaleur écrasante en mettant des vêtements légers, les hommes s’obstinent à porter des vêtements étouffants.

La journaliste va jusqu'à invoquer des raisons scientifiques pour mettre fin à ce vestige patriarcal. Selon une étude d’Alan Hedge, professeur d’analyse environnementale, avoir froid en travaillant favoriserait les erreurs et la baisse de productivité. Qui sait.

Slate.fr

Newsletters

Commotions cérébrales: l'ovalie jusqu'à la folie

Commotions cérébrales: l'ovalie jusqu'à la folie

Une étude médicale sans précédent démontre que les commotions cérébrales augmentent le risque futur d’affections neuro-dégénératives et de maladie d’Alzheimer. Dans le même temps, le jeu de rugby devient de plus en plus violent.

Que faire pour les 20% de la population souffrant d'au moins une maladie mentale?

Que faire pour les 20% de la population souffrant d'au moins une maladie mentale?

La stigmatisation des malades mentaux continue à contrarier la prise en charge de beaucoup d'individus.

Vous avez mal, mais aucune raison d'avoir mal. On vous explique

Vous avez mal, mais aucune raison d'avoir mal. On vous explique

À l'origine de ces souffrances qui empoisonnent la vie sans qu'on sache vraiment d'où elles viennent.

Newsletters