Partager cet article

Le whisky japonais poursuit son avancée

Cave de la distillerie Yamazaki | Mikael Leppä via Flickr CC License by

Cave de la distillerie Yamazaki | Mikael Leppä via Flickr CC License by

Makoto Sumita a livré les secrets de fabrication de la fameuse distillerie Yamazaki, créée en 1923 et à la renommée mondiale.

La distillerie Yamazaki est la première distillerie japonaise: elle date de 1923. En 2013, le critique le plus respecté de la profession, Jim Murray, avait élu son Yamazaki Single Malt Sherry Cask 2013 meilleur whisky du monde pour «ses notes fruitées, sa douceur délicate, et son génie presque indescriptible». Le bon vieux whisky écossais n’a qu’à bien se tenir.

Si cela fait quatre-vingt-douze ans que Shinjiro Torii a ouvert la première distillerie japonaise, le whisky japonais ne se fait connaître réellement que depuis une dizaine d’année. Il s’est certes vite imposé sur le marché français mais sa conquête du monde ne date que de janvier 2014, avec le rachat de la distillerie américaine Jim Beam par Suntory, la plus ancienne société japonaise de fabrication et de distribution au Japon. Depuis, le marché américain s’ouvre considérablement à l’offre japonaise, au point d’en épuiser les stocks.

Égaler le whisky écossais

De bonnes raisons pour que le magazine américain Condé Nast Traveler parte à la rencontre de Makoto Sumita, directeur de la communication de Suntory (où il travaille depuis trente ans), qui détient la distillerie Yamazaki, dont il a été auparavant le mélangeur puis directeur. Makoto Sumita connaît le whisky comme sa poche... et peut livrer les secrets de fabrication de la fameuse distillerie japonaise.

Malgré des débuts difficiles, le Japon est aujourd’hui une terre propice à la production de whisky. D’abord, la distillerie Yamazaki est construite au croisement de trois rivières, fournissant l’humidité parfaite pour la maturation du fameux breuvage. Ce genre de conditions, présentes dans de nombreuses zones du Japon, explique comment ils ont pu égaler la qualité des whiskies écossais.

La distillerie Yamazaki est construite au croisement de trois rivières, fournissant l’humidité parfaite pour la maturation du fameux breuvage

Si le whisky japonais, et en particulier celui de Yamazaki, a pu se répandre dans le monde entier, c’est avant tout grâce aux prix qu’il a gagnés, notamment la médaille d’or à l’International Spirit Challenge en 2003 et en 2010 pour un Yamazaki 12 ans d’âge Single Malt.

«Nous avons maintenant 130.000 visiteurs par an dans notre distillerie, dont 10% venant de l’étranger», se félicite-t-il.

Face à la demande grandissante depuis la conquête du marché américain en 2014, la distillerie s’est dotée de quatre nouveaux alambics –appareils destinés à la distillation. La distillerie tourne à 100% de ses capacités, synonyme du succès de ses produits. La grande offre proposée est due à l’utilisation de nombreux alambics différents au sein de la même distillerie.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire: la plupart des meilleurs whiskiess japonais sont disponibles en France depuis longtemps déjà, notamment à la Maison du Whisky à Paris, et pourraient s’avérer une bonne alternative au Spritz pour cet été.

 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte