Santé / LGBTQ

Les «transgenres» ne sont pas des victimes de déséquilibres des hormones sexuelles

Temps de lecture : 2 min

Mosaïque LGBTQIA par Sharon Mattheson-McCutcheon,  via Flickr, License CC
Mosaïque LGBTQIA par Sharon Mattheson-McCutcheon, via Flickr, License CC

C’est une information qui complète le dossier biologique de la question transgenre. Un groupe de chercheurs californiens vient de publier des résultats originaux dans la dernière livraison du Journal of Adolescent Medicine. Les chercheurs ont été dirigés par le Dr Johanna Olson (département de la médecine des adolescents, Children’s Hospital, Los Angeles) spécialiste de ce sujet.

L’étude a été menée auprès de 101 personnes âgées de 12 à 24 ans prises en charge par le département hospitalier californien. Elles expliquent avoir perçu généralement vers l’âge de 8 ans une divergence avec le sexe qui leur avait été attribué à la naissance au vu de leurs organes génitaux externes. Elles n’ont révélé le fait que beaucoup plus tard à leur famille (à l’âge de 17 ans en moyenne). Il s’agissait en proportion quasi-équivalente de personnes s'étant vues attribuer un sexe masculin à la naissance et qui s’identifient «transféminines» (51,5 %) et de la situation inverse (48,5%).

Les diverses analyses biologiques menées auprès des participants permettent aux chercheurs de conclure qu’il n’a existé et n’existe chez elles aucun déséquilibre hormonal qui pourrait être de nature à expliquer la divergence ressentie entre le sexe attribué à la naissance et l’identité sexuelle perçue. «Nous avons désormais mis un terme à la croyance persistante que l’expérience transgenre est le résultat d’un déséquilibre hormonal. Ce n’est pas le cas.» explique le Dr Olson.

Ce travail visait à aider les enfants qui, pour des raisons qui restent à établir, vivent de telles expériences. La réfutation de l’hypothèse hormonale devrait contribuer à améliorer l’efficacité (et l’innocuité) des approches médicales et psychologiques de pris en charge de ces personnes.

Les sensations de détresse et d’anxiété persistante qui peuvent résulter de ce type divergence sont réunies sous le nom de «dysphorie de genre». Les spécialistes californiens expliquent que le fait de devoir vivre avec un tel «secret» pendant une longue période et à cet âge-clef de la vie peut avoir de conséquences négatives sur la santé mentale. Dans cette étude 35% des participants avaient souffert d’une forme ou d’une autre de syndromes dépressifs. Plus de la moitié ont déclaré avoir songé au suicide et 30% avaient fait au moins une tentative.

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