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Comment la Nasa pourrait renvoyer des hommes sur la Lune

Alan Bean sur la Lune durant la mission Apollo 12 | Nasa/Charles Conrad (domaine public)

Alan Bean sur la Lune durant la mission Apollo 12 | Nasa/Charles Conrad (domaine public)

Quarante-six ans après les premiers pas de l’homme sur la Lune, la Nasa envisage un retour sur le satellite de la Terre (sans forcément détourner ses yeux de Mars).

Alors que l'on fêtait, ce lundi 20 juillet, les 46 ans des premiers pas de l'homme sur la Lune, l'idée d'un retour sur le satellite pourrait se préciser. Une étude de NexGen Space LLC, payée en partie par la Nasa et reprise par The Verge, en présente un programme détaillé:

«Un retour robotique sur la Lune pourrait se produire dès 2017 si la Nasa adoptait tout de suite le plan. Les rovers exploreraient les pôles lunaires à la recherche d'hydrogène en 2018, et la prospection pourrait débuter en 2019 ou 2020. La construction robotique d'une base permanente débuterait en 2021 en anticipation de l'arrivée d'humains sur la Lune, un peu plus tard, cette année-là.»

Si la Nasa semble être en mesure de suivre ce plan, c'est parce qu'il ne dépasse pas son budget. Et ce, parce que ce projet se ferait en partenariat avec des compagnies privées comme le SpaceX, d'Elon Musk, ou encore Orbital ATK ou la United Launch Alliance, précise le site américain:

«La Nasa peut diminuer les coûts d'un établissement d'une présence humaine sur la Lune “par dix”, selon Charles Milles, le président de NexGen et l'auteur principal de cette étude. Des économies de cette magnitude permettraient à la Nasa d'augmenter ses ambitions pour de l'exploration lunaire sans aller plus loin que les 4 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros) qu'elle reçoit chaque année pour les vols spatiaux humains.»

Étape de ravitaillement vers Mars

Cela ne veut cependant pas dire que l'agence spatiale américaine n'a plus les yeux tournés vers Mars. En fait, ce retour sur la Lune pourrait constituer une étape cruciale dans la conquête de la planète rouge, raconte Business Insider:

«Les scientifiques suspectent que les pôles lunaires pourraient abriter de l'eau gelée, peut-être dans les coins des cratères qui ne voient jamais la lumière du Soleil. Ceci pourrait s'avérer utile pour des astronautes qui se dirigent vers la planète rouge, puisque l'eau est un ingrédient important dans le carburant des fusées, mais elle est incroyablement lourde et cela coûte excessivement cher à envoyer dans l'espace.

 

Moins la Nasa a à mettre de carburant dans la fusée pour l'envoyer dans l'espace, plus elle fait d'économies

Business Insider

L'équipe de NexGen explique que, si des humains exploitent l'eau qui se trouve sur la Lune, ils pourraient utiliser le satellite comme un point de ravitaillement pour faire le plein de carburant et poursuivre leur voyage vers Mars. Moins la Nasa a à mettre de carburant dans la fusée pour l'envoyer dans l'espace, plus elle fait d'économies.»

Fusion rappelle de son côté que, dès 2004, George W. Bush avait essayé de relancer un programme de retour sur la Lune pour 2015, mais le coût des opérations (104 milliards de dollars, soit 95 milliards d'euros) avait largement pesé dans la balance lors du passage devant le Congrès, qui avait alors refusé. En 2009, pour les 40 ans du premier pas sur la Lune, Jeff Hanley, le responsable du projet Constellation de la Nasa –qui prévoyait de faire de longs séjours sur la Lune– avait lui aussi évoqué le problème de l'argent:

«Les technologies dont nous avons besoin pour cela sont largement à notre portée. Le vrai problème, c'est le problème de l'argent –le montant que la nation peut se permettre de dépenser.»

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