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Un magasin de vente d’armes déclaré «zone sans musulmans»

Capture d’écran du post Facebook de la boutique Florida Gun Supply, dont Andy Hallinan veut faire une «Muslim free zone»

Capture d’écran du post Facebook de la boutique Florida Gun Supply, dont Andy Hallinan veut faire une «Muslim free zone»

La décision du propriétaire de cette boutique de ventes d’armes, qui se dit «patriote», intervient après la tuerie de Chattanooga, dans le Tennessee.

Le propriétaire d'une boutique d'armes à feu en Floride a mis en ligne une vidéo pour annnoncer que son établissement était interdit aux musulmans, rapporte Newsweek. Dans la vidéo, qui a déjà été vue plus de 100.000 fois, Andy Hallinan explique que sa décision fait suite à la tuerie de Chattanooga, dans le Tennessee, où un Américain musulman, Muhammad Youssef Abdulazeez, a tué cinq militaires.

«À partir d'aujourd'hui, je déclare Florida Gun Supply comme une zone sans musulmans. Je n'armerai et n'entraînerai pas ceux qui souhaitent faire du mal aux patriotes», explique Hallinan.

«Guerre contre l’extrémisme islamiste»

Il annonce aussi que les cours pour obtenir un permis de port d'arme cachée seront gratuits et que le champ de tir sera ouvert gratuitement à tous les «patriotes». Son petit discours de cinq minutes se fait avec un drapeau confédéré en toile de fond, un symbole raciste qui vient d'être retiré du capitole de Caroline du Sud après la tuerie de Charleston.

«Nous sommes en guerre, patriotes, mais pas seulement contre l'extrémisme islamiste. Nous sommes aussi en guerre contre le politiquement correct extrême qui menace nos vies.»

Le Washington Post rappelle que ce n'est pas la première fois qu'un propriétaire de magasin d'armes déclare que son établissement est une «zone sans musulmans» («Muslim free zone»). La même expression avait été utilisée par Jan Morgan, qui gère une champ de tir dans l'Arkansas. Comme son établissement est un club privé, sa politique n'est apparemment pas en violation de la loi.

Le Council on American-Islamic relations (CAIR), une association de défense des droits des musulmans, a demandé que le ministère de la Justice enquête sur le magasin de Floride. Pour Ibrahim Hooper, le porte-parole de cette organisation, les déclarations de ce vendeur d'armes rappellent les panneaux «réservé aux blancs» (whites only) du temps de la ségrégation.

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