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La salive pourrait bientôt permettre de détecter la maladie d’Alzheimer

REUTERS/Christian Hartmann

REUTERS/Christian Hartmann

Les signes de la maladie seraient repérables au moins dix ans avant les premiers symptômes.

Le Canada apparaît aujourd’hui comme l’un des pays les plus avancés dans la recherche autour de la maladie d’Alzheimer. En juin, Radio Canada racontait que, à travers tout le pays, et surtout au Québec, des centaines de chercheurs se lançaient à la recherche d’un système de détection précoce de la maladie neurodégénérative. 

Et lors de l’Alzheimer Association International Conference, qui s’est tenue à Washington cette semaine, des chercheurs de l’université d’Alberta, au Canada, ont justement fait parler d’eux en présentant des résultats prometteurs sur une nouvelle méthode de détection.

CNN explique que c’est grâce à la salive et l’analyse de ses protéines que l’on va peut-être, un jour, être à même d’anticiper les symptômes de cette maladie neurodégénérative. En testant une centaine de personnes (atteintes ou non de la maladie ou présentant des symptômes), les chercheurs ont découvert la présence dans la salive de marqueurs pouvant désigner justement la présence d’Alzheimer. Une composition différente selon le groupe de personnes testées.

Détection précoce

«Les analyses métabolomiques salivaires vont permettre des avancées dans la détection de la maladie d’Alzheimer… et améliorer notre compréhension des mécanismes d’une vieillesse normale et de celle d'Alzheimer», a expliqué Shraddha Sapkota, diplômée en neuroscience à l’université d’Alberta, lors de la présentation de l’étude.

L'année dernière déjà, le Huffington Post évoquait un test sanguin proposé par des chercheurs anglais et qui reposait sur la détection de protéines particulières associées à la maladie. Mais avec ces nouvelles recherches, comme le note CNN, ce genre de test ne serait encore moins invasif, peu coûteux, et permettrait aux docteurs de détecter très tôt les patients à risque, puisque les marqueurs en question seraient présents dans la salive au moins dix ans en amont des symptômes. La détection précoce est d'ailleurs très importante, puisque c’est grâce à elle qu’une prise en charge du patient pourra être la plus efficace possible.

Évidemment, il ne s’agit là que de tests, d’autres études seront nécessaires pour valider cette découverte, mais le mouvement scientifique est bien lancé. 

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