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Donald Trump est le plus grand troll du monde

Donald Trump en 2011 à Washington D.C. (États-Unis) | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Donald Trump en 2011 à Washington D.C. (États-Unis) | Gage Skidmore via Flickr CC License by

Le magnat de l’immobilier Donald Trump, candidat à la primaire républicaine, multiplie les polémiques, mais se hisse en tête des sondages.

Face à Hillary Clinton, grande favorite chez les Démocrates, le camp républicain se déchire pour savoir qui pourra tenter d’accéder à la présidence des États-Unis. Ils sont seize à jouer des coudes pour convaincre l’opinion publique, mais les médias n’ont qu’un nom à la bouche: Donald Trump.

Le milliardaire, plus célèbre pour sa coupe de cheveux que pour son programme politique, doit sa visibilité à son statut de «plus grand troll du monde», selon le site FiveThirtyEight, qui a fait ses calculs. Le troll est cette personne capable de perturber une conversation ou un débat de façon délibérée, bien souvent pour y mettre fin ou tirer la couverture à lui.

Une technique parfaitement comprise par Trump, qui monopolise la couverture médiatique et l’opinion américaine sur Google avec respectivement 46% des articles publiés et 62% des recherches effectuées sur les candidats républicains. Et pour afficher des chiffres aussi impressionnants, l'homme d'affaires multiplie les polémiques aux détours de phrases assassines ou racistes, et de fails sur les réseaux sociaux.

Nazis sur le drapeau américain

Par exemple, il a publié le 14 juillet un photomontage sur Twitter où des soldats nazis apparaissent sur le drapeau américain. Un tweet rapidement effacé mais qui avait déjà fait le tour d’Internet et des médias.

Plus récemment, il avait estimé que le sénateur John McCain, ancien rival d’Obama en 2008, «n’[était] pas un héros de guerre»:

«C’est un “héros de guerre” parce qu’il a été capturé. J’aime les gens qui ne se sont pas fait capturer, d’accord?»

Et dans un pays où les soldats sont respectés et admirés, cela passe forcément mal.

Si cela ne suffisait pas, il a comparé, début juillet, les Mexicains à des «violeurs» qui «amènent de la drogue, de la criminalité»… Il avait également promis de faire payer le Mexique pour construire un grand mur à la frontière.

Stratégie de trolling

Le cercle vicieux est lancé, les médias et les électeurs suivent chacune de ses sorties, comme l’explique FiveThirtyEight:

24%

Les intentions de vote pour Donald Trump à la primaire du Parti républicain

«Certains événements mettent en avant une histoire à propos d’un candidat, ce qui crée de l’attention chez le public, et ce qui encourage les médias à y prêter encore plus attention, etc.»

Donald Trump aurait donc une stratégie de trolling très réfléchie selon le site, et surtout très efficace. En effet, les électeurs républicains ne semblent pas lui en tenir rigueur. Un sondage réalisé par le Washington Post et ABC sur le mois de juillet donne l’avantage au milliardaire. Avec 24% d’intentions de voix, il distance largement Scott Walker et Jeb Bush, frère de l’ancien président. Il y a deux mois à peine, avant de se déclarer officiellement candidat, Donald Trump stagnait encore à 4% d’intentions de vote. 

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