L’holacratie, le modèle d’entreprise qui se passe de chefs

Connaissez-vous Zappos? Si vous êtes un fan de chaussures, vous avez déjà dû tomber sur cette enseigne de vente en ligne, dirigée par Tony Hsieh. Rachetée plus d’un milliard de dollars par Amazon en 2009, Zappos a mis en place un système de management à tout le moins peu banal, raconte le New York Times: l’holacratie. Il s’agit d’un système de management, comme son étymologie l’indique, où chacun des employés est une unité indépendante faisant partie d’un tout (holos, signifiant «le tout» en grec, et cratie, le pouvoir).

Comme l’explique le quotidien américain, l’holocratie a été inventée par Brian Robertson, qui travaillait dans une entreprise de logiciels appelée Ternary Software. Il décrit l’holocratie comme un «système d’exploitation» pour les organisations.

Légende: <a data-cke-saved-href="https://www.flickr.com/photos/techcocktail/5340316435/in/photostream/" href="https://www.flickr.com/photos/techcocktail/5340316435/in/photostream/" _blank"="">Les bureaux de Zappos Par Tech Cocktail, via Flickr CC 2.0 License by

Plus de managers

C’est en tombant sur une des conférences de ce patron de start-up, qui n’avait jamais été lui-même formé aux ressources humaines, que Tony Hsieh, âgé d’une quarantaine d’années, a eu l’idée de mettre en place ce système au sein de Zappos. Confronté à une croissance rapide de son entreprise, il a vu, en même temps que s’ajouter des maillons à la chaîne de décision, l’innovation s’essouffler. Il cherchait donc un moyen de garder l’esprit pionnier.

Désormais, au sein de l’entreprise californienne, il n’y a plus de managers. Chacun des 1500 employés de la boîte définit sa propre stratégie. Les équipes sont remplacées par des «cercles», comme le montre ce reportage du Nouvel Obs. Chacun peut par exemple organiser une réunion, s’il a un sujet à aborder. Et chacun peut aussi s’habiller comme il l’entend: de nombreux employés ont des tatouages, et «le dress code est agressivement décontracté», écrit le New York Times.

«Ce n'est pas le plus rapide ou le plus fort qui survit, c'est celui qui s'adapte», a lancé Tony Hsieh en novembre dernier à ses employés. Pour l’instant, la stratégie darwinienne de Zappos semble fonctionner.

 

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