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Aux États-Unis, le charbon est atteint au porte-monnaie

Charbon | Oatsy40 via Flickr CC License by

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Les obligations financières liées au charbon ont chuté de 17%.

La production de charbon subit une crise inédite aux États-Unis, rapporte Bloomberg. Les obligations financières, ces titres de créance qui dérivent d’un emprunt, liées au charbon ont vu dernièrement leur prix chuter de 17%. Il s’agit d’une baisse inaccoutumée car le montant des obligations financières est réputé stable dans la mesure où le dividende est fixé à l’avance et garanti du moment que le prêteur demeure solvable. 17% en moins, c’est le pire exercice pour un secteur de l’économie américaine depuis longtemps, souligne le site.

Les raisons de cette chute du charbon sont multiples. La première est numérique: les centrales sont en voie de disparition ou de reconversion. Un quart d’entre elles sont concernées par les fermetures ou le passage à la production de gaz naturel.

La seconde tient à la transition énergétique. Les pressions sont nombreuses aux États-Unis pour délaisser la houille. Et il n’y a pas qu’aux États-Unis que les soutiens à l’industrie du charbon reculent. La Chine, aussi, pourtant gros producteur et consommateur de charbon pense déjà à la suite. Son utilisation de charbon devrait baisser en volume à partir de 2030.

Gros sous

La troisième est financière. Chute du prix des obligations oblige, le coût de revient d’un emprunt revient plus cher aux investisseurs.

La dernière est écologique... en même temps qu’une affaire de gros sous. Les énergies renouvelables ont le vent en poupe car elles sont les seules qui puissent nous permettre d’espérer éviter, ou limiter, la catastrophe climatique tout en nous permettant de continuer à maintenir notre production d’électricité et notre niveau de vie. Mais ces préoccupations environnementales, pour louables qu’elles soient, ne sont pas les seules. En effet, leur coût est en train de baisser et la tendance se confirme, au point qu'elles concurrenceront bientôt les prix de la houille. Entre aujourd’hui et 2040, selon Bloomberg, les deux-tiers des dépenses liées à l’électricité nouvelles seront consacrés aux énergies renouvelables.

Il faut cependant garder à l’esprit que le site Bloomberg ainsi que l’institut dont l’article tire ses chiffres, le Bloomberg New Energy Finance, appartiennent à Michael Bloomberg, homme d’affaires par ailleurs bailleur de fonds du Sierra Club, une association en pointe dans la campagne contre le charbon. À ce jour, le charbon représente encore 30% de l'électricité américaine.

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