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La France approuve l'accord sur la dette grecque

Les dernières informations sur l'évolution de la situation en Grèce.

Cet article présente les dernières informations sur la crise grecque, lundi 13 juillet, et est régulièrement actualisé. Cliquez ici pour le mettre à jour.

En résumé: un accord a été obtenu lundi 13 juillet, sur un montant de plus de 80 milliards d'euros. Les députés grecs doivent valider cet accord ce mercredi ainsi que les députés français. Une grève et un appel à manifester ont été lancés par le syndicat des fonctionnaires grecs.

Les tweets grecs analysés à la loupe 

Les twittos grecs ne sont pas vraiment contents d'Alexis Tsipras, a analysé le centre de recherche Pew research center. Dans cette langue, ils sont 75% à exprimer du mécontentement contre le Premier ministre héllène. En langue anglaise, ils sont un peu plus indulgents: 57% expriment du mécontentement. 

Les juteux profit de la BCE sur ses achats d'obligations grecques

La BCE (Banque centrale européenne) a réalisé près de 3,3 milliards de profits sur ses achats d'obligations grecques en 2014 et 2015, soit en un an et demi (1,85 milliard d’euros pour la seule année 2014, apprend-on dans un autre papier du Monde). Comble du comble, c’est quasiment la même somme qui est due par la Grèce à l’institution financière pour le 20 juillet: 3,5 milliards d’euros. Pour en savoir plus, lisez notre papier.

La France vote en faveur de l'accord

L'Assemblée a approuvé le plan d'aide à la Grèce avec 412 voix pour, 69 contre et 49 abstentions. Au Sénat, 260 élus ont voté pour, 23 contre.

Valls défend Tsipras et tâcle les pro-Grexit

Le Premier ministre a défendu l’accord conclu entre la Grèce et ses créanciers ce mercredi 15 juillet au parlement français, comme le lui en donnait le droit la Constitution. Chahuté au moment de détailler les points de l'accord, jugé particulièrement dure pour la Grèce par nombre d'économistes, il a livré ensuite un discours combatif, tâclant les défenseurs d’un Grexit et invoquant l’union nationale, contre ceux qui selon lui ont exploité la crise à des fins de politique intérieure et «espéraient la dislocation du couple franco-allemand». Le Premier ministre a ensuite réaffirmé l’importance de la Grèce dans l’Europe et posé plus que jamais la France comme son alliée naturelle. Il a enfin voulu se montrer optimiste en citant le poète allemand Friedrich Hölderlin - «Là ou est le péril, là croit ce qui sauve». Vous pouvez retrouver les grands points de son discours dans notre papier. 

Les députés grecs voteront à partir de minuit

Si les débats doivent débuter à partir de 23 heures (22 heures, heures de Paris) à la Vouli, le Parlement grec, le vote, lui, débutera à partir de minuit. Comme l'explique Le Monde dans son live

«Pour des raisons de procédure, les parlementaires ne peuvent pas voter le jour où le débat a lieu en commission, d'où ces horaires tardifs.»

Des élus grecs estiment pour l'instant le nombre de défections au sein de Syriza à une «quarantaine», selon Le Monde.

Les députés conservateurs grecs vont voter en faveur de l'accord

Selon l'envoyée spéciale du Figaro, le parti conservateur grec Nouvelle Démocratie, membre de l'opposition, va voter pour l'accord entre la Grèce et ses créanciers:

La journaliste française a interrogé May Zanni, chargée des relations internationales du parti qui explique que, «l’important c’est de soutenir ce gouvernement, malgré toutes les erreurs qu’il a commises». En conséquence, «tous les députés conservateurs voteront donc l’accord ce soir».

En 2013, la Grèce était vendue sur eBay dans un épisode des «Simpson»

Mais comme l'indique Benjamin Delille, «bien qu’amusante, cette prédiction cynique n’avait rien de surprenant au vu de l’austérité qui faisait déjà rage à Athènes en 2013».

Le comité central de Syriza rejette l'accord

Comme nous l'indiquions un peu plus tôt, le comité central du parti du Premier ministre grec, Alexis Tsipras a rejetté l'accord signé avec les créanciers. 109 personnes sur 201 ont voté contre.

Stathis Kouvelakis, un des membres du comité central, l'a confirmé sur son compte Facebook

 

THE MAJORITY OF THE MEMBERS OF SYRIZA'S CENTRAL COMMITTEE REJECT THE AGREEMENT!STATEMENT by the 109 (out of 201)...

Posted by Stathis Kouvelakis on Wednesday, July 15, 2015

Le comité parle d'un «coup d'état contre tout notion de démocratie et de souveraineté populaire» à Bruxelles le 12 juillet:

«Cet accord n'est pas compatible avec les idées et les principes de la Gauche, mais, par dessus tout, n'est pas compatible avec les besoins des classes ouvrières. Cette proposition ne peut pas être acceptée par les membres et les cadres de Syriza.»

Démission de la vice-ministre des Finances grecque

La vice-ministre des Finances grecque a démissionné, selon plusieurs journalistes sur place, notamment Marina Rafenberg et Pavlos Kapantais. 107 membres sur les 202 du comité central du Syriza auraient signé un texte qui dénonce l'accord et demandé une réunion d'urgence de l'organe, selon cette dernière source.

En Grèce, un vote décisif du Parlement sur l’accord

La «Vouli», le Parlement grec, se prononce cet après-midi sur l’accord conclu par son Premier ministre, Alexis Tsipras, et les créanciers du pays, à savoir la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international et l’Union européenne. Alexis Tsipras devrait pouvoir compter sur les voix des partis d’opposition, les conservateurs de Nouvelle Démocratie, les socialistes du Pasok et les centristes de To Potami, et obtenir donc une validation de la représentation nationale, mais pour un coût politique que les commentateurs estiment considérable, le Premier ministre ayant dû renoncer pour cet accord à nombre de ses promesses de campagne.

L’enjeu de ce scrutin réside dans le nombre de parlementaires de Syriza, le parti du gouvernement, et des Grecs indépendants (ANEL), son partenaire de coalition, qui voteront le texte. Syriza a 149 députés et les Grecs indépendants 13. Il s’agit notamment pour Tsipras d'éviter la scission de son parti en deux, et notamment d’éciter que la Plate-forme de gauche, le mouvement dissident situé à l’aile gauche de Syriza et dirigé par Panayotis Lafazanis, le ministre du Redressement productif, ne crée son propre parti.

En fin de journée le 15 juillet, Panayotis Lafazanis a déclaré qu'il soutiendrait le gouvernement, mais qu'il voterait contre l'accord:

Une grève des fonctionnaires grecs

Après la signature de l’accord lundi 13 juillet, le syndicat des fonctionnaires (Adedy) a lancé un appel à la grève qui affectait déjà les transports publics d’Athènes, mais aussi les ministères et les collectivités locales, selon l’AFP. Le syndicat a aussi appelé à des manifestations dans le centre-ville d’Athènes. Une première manifestation a débuté ce matin vers 11 heures, rassemblant environ un millier de personnes selon une des correspondantes de France télévisions sur place:

Une seconde manifestation doit avoir lieu en fin de journée sur la place Syntagma. Un autre regroupement de syndicats, le Pame (Front militant de tous les travailleurs), a appelé plus tard à manifester place Omonia, à 19h30. 

Les parlementaires français voteront cet après-midi

Le vote des députés français sur la Grèce aura lieu à cet après-midi, selon l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, ce mercredi 15 juillet, en vertu de l’article 50-1 de la Constitution, qui prévoit que «le gouvernement peut faire, sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat et peut, s’il le décide, faire l’objet d’un vote». Le résultat du vote devrait être positif. «Je ne doute pas que le vote qui se tiendra à l’Assemblée nationale mercredi confirmera l’attachement de la France à l’appartenance de la Grèce à la Zone euro», avait d’ailleurs affirmé le 13 juillet le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone sur son blog.

Le Premier ministre tiendra son discours à 16h15 en même temps devant l'Assemblée nationale et le Sénat, qui voteront dans la foulée. C’est la deuxième fois que le Parlement vote sur un plan d’aide à la Grèce, la première ayant eu lieu le 4 mai 2010, sur le premier plan d’aide du pays. Vous pourrez suivre ce vote sur notre direct. Sept autres pays doivent valider l’accord.

L’extrême gauche française divisée sur le vote grec

Alors que PS et Les Républicains sont globalement unis pour approuver l’accord sur la Grèce, et que le FN l’est globalement pour le rejeter, le Front de gauche affiche lui de nombreuses divisions. Le président du groupe à l’Assemblée, le communiste André Chassaigne, s'est d'abord déclaré favorable, avant de changer d'avis, après avoir lu le texte.  Le patron du PCF, Pierre Laurent, est pour. Le parti de gauche s’est en revanche exprimé contre, l’une de ses figures, Jean-Luc Mélenchon, estimant qu’il s’agit d’un «accord contraint qu’il ne faut pas soutenir» et auquel il dénie toute «légitimité». Chez les écologistes, on constate aussi quelques divisions, la députée EELV Cécile Duflot ayant laissé entendre dans une tribune sur le HuffPost qu’elle pourrait ne pas le voter.

On compte aussi quelques dissidents à l’UMP, parmi les tenants de la Droite populaire (les députés Thierry Mariani, Philippe Meunier, Jacques Myard et Nicolas Dhuicq ont déclaré qu’ils voteraient contre, Thierry Mariani fustigeant sur Twitter «contre un accord coûteux qui ne règle rien»).

- L’essentiel de l’actualité sur la Grèce de la journée du mardi 14 juillet:

 

Alexis Tipras: «J’assume la responsabilité d’un texte auquel je ne crois pas...»

«... mais je le signe pour éviter tout désastre au pays», a déclaré le Premier ministre grec dans un entretien télévisé. Un remaniement devrait avoir lieu juste après le vote, selon George Stathakis, le ministre de l’Économie.

Le FMI veut imposer un allégement de la dette publique grecque

Dans un rapport publié mardi (mais que les autorités européennes connaissaient avant la signature de l’accord), le FMI estime en effet que la dette grecque ne peut être viable qu’«avec des mesures d’allégement» et fait de cet allègement une condition de sa participation.


- Et pour revivre la journée de lundi, vous pouvez relire notre direct.

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