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Un juif sauvé par des chrétiens en 1938 lance un plan de sauvetage des chrétiens de Syrie et d'Irak

L’éditeur britannique et philanthrope Sir Arthur George Weidenfeld, à Berlin, le 17 juin 2008 | REUTERS/Hannibal Hanschke

L’éditeur britannique et philanthrope Sir Arthur George Weidenfeld, à Berlin, le 17 juin 2008 | REUTERS/Hannibal Hanschke

Sir George Weidenfeld, juif qui a pu fuir l’Autriche nazie et atteindre l’Angleterre grâce à des chrétiens, veut honorer ceux qui l'ont sauvé dans les années 1930.

En Autriche à la fin des années 1930, des groupes chrétiens comme les Quakers et les frères de Plymouth ont aidé des milliers d'enfants juifs à s'installer en Angleterre pour fuir le nazisme.

Lord George Weidenfeld, le fondateur d'une maison d'édition londonienne, faisait partie de ces enfants rescapés et, près de quatre-vingt ans plus tard, il veut honorer ceux qui l'ont sauvé en aidant les chrétiens persécutés par l'État islamique.

La semaine dernière, le fonds Weidenfeld Safe Havens a permis de faire venir 150 chrétiens syriens en Pologne, où ils bénéficieront d'aides pour s'installer, rapporte The Independent.

«J'ai une dette à payer, a expliqué Weidenfeld, qui a 95 ans, au Times. Il y avait tant de jeunes gens dans ces Kindertransports. C'était des Quakers et d'autres dénominations chrétiennes qui ont amené ces enfants en Angleterre. C'était une opération très noble et, en tant que juifs, nous devons être reconnaissants et faire quelque chose pour les chrétiens en danger.»

Persécutions

En tout, près de 2.000 personnes devraient être sauvées grâce à cette initiative, qui est aussi financée  par des associations chrétiennes britanniques, dont le Barnabas Fund. Mais comme il s'agit de ne sauver que les chrétiens, le projet a été critiqué, et plusieurs pays, dont les États-Unis, ont refusé de participer à ces efforts. 

Dans les territoires contrôlés par l'État islamique, de nombreux musulmans, notamment chiites, mais aussi des druzes et des yézidis sont aussi persécutés.

Weidenfeld a défendu le caractère limité de son plan de sauvetage en expliquant qu'il ne pouvait «pas sauver tout le monde». Pour son initiative, il dit avoir été inspiré par Sir Nicholas Winton, le «Schindler britannique», qui a aidé près de 650 enfants juifs à fuir la Tchécoslovaquie occupée par les nazis et qui vient de mourir le 1er juillet dernier à l'âge de 106 ans.

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