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Les femmes qui ont avorté ne le regrettent presque jamais

Un test de grossesse janineomg via Flickr CC License by

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Aux Etats-Unis, le droit à l'avortement est sans cesse remis en cause. Rien qu'au premier trimestre 2015, rappellait Libération en avril dernier,  53 textes restreignant l’accès à l’IVG ont été approuvés par des chambres législatives et 9 ont été effectivement mis en place. 

Dans ces conditions, cette nouvelle étude consacrée à l'avortement et rapportée par le Time ne peut être qu'une bonne nouvelle pour les pro-choice: pratiquement ayant eu un avortement ne le regrette par la suite. Cette conclusion, précise le magazine, menée au CHU de San Francisco, arrive après des recherches qui ont duré trois ans, et porté sur 670 femmes de tous milieux sociaux. 

«Evidemment, éprouver des sentiments de culpabilité ou de regret, dans la période qui suit immédiatement l'avortement, ne constitue pas un problème de santé mentale; en fait, de telles émotions sont une part normale d'une prise de décision de vie importante, que beaucoup de femmes de l'étude trouvent difficile», selon l'étude.

Or l'idée selon laquelle les femmes qui ont choisi d'avorter le regrettent ensuite est un argument sans cesse employé par les mouvements luttant contre le droit à l'avortement. 

Des sites internet regroupent des témoignages de femmes exprimant leurs regrets; dans les manifestations «pro-life», des panneaux hissent le regret comme argument massue. 

Surtout, la législation restreignant le droit à l'avortement aux Etats-Unis se sert des supposées conséquences psychologiques pour imposer un parcours du combattant aux femmes souhaitant avorter. Le site libéral américain ThinkProgress.org note ainsi qu'aux Etats-Unis, «sept Etats ont des lois imposants des consultations imposant aux femmes enceintes de recevoir des informations sur les conséquences psychologiques négatives de l'avortement, avant d'avoir le droit d'y recourir. Certaines brochures mentionnent spécifiquement un "syndrome de stress post-avortement traumatique", un trouble qui n'est pas reconnu par l'Association américaine de psychiatrie». 

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