Monde

Les policiers norvégiens n'ont vraiment pas la gâchette facile

Temps de lecture : 2 min

En 2014, seuls deux coups de feu ont été tirés, sans faire de blessés. C'est toutefois moins bien qu'en 2007 où aucun policier n'avait fait usage de son arme.

À Oslo, en 2012 (REUTERS/Fredrik Varfjell/NTB).
À Oslo, en 2012 (REUTERS/Fredrik Varfjell/NTB).

Le gouvernement norvégien vient de publier des statistiques sur l'utilisation des armes à feu par la police, et les chiffres, très détaillés, révèlent une extrême réticence à tirer.

Le rapport indique notamment que les policiers ont menacé d'utiliser leur arme 42 fois en 2014, mais n'ont tiré que deux fois, sans blesser personne, rapporte le Washington Post. On apprend aussi qu'en 2007, aucun coup n'a été tiré. En douze ans de statistiques, le maximum de coups tirés par an est de 6 en 2010.

Deux personnes ont été tuées par la police depuis 2002 et 28 personnes blessées.

De nombreux policiers norvégiens ne portent tout simplement pas d'armes à feu, une particularité débattue dans le pays depuis le massacre de 77 personnes par le terroriste Anders Breivik. Une des premières personnes qu'il a tué à Utoya était un policier non armé.

Faire face à la menace djihadiste

En novembre 2014, la gouvernement a lancé un réarmement temporaire de la police pour répondre aux menaces terroristes liées au retour de djihadistes ayant combattu en Syrie. Mais la mesure n'est pas populaire (plus de la moitié des Norvégiens sont contre), même si elle est pour l'instant en vigueur jusqu'à juin.

Le Washington Post compare ces chiffres norvégiens avec les États-Unis, où les policiers sortent leurs armes à la moindre altercation, au moindre doute sur les intentions d'un individu. Malgré les grandes différences démographiques (la Norvège n'a que 5 millions d'habitants), l'utilisation des armes à feu par la police américaine est incroyablement fréquente par rapport à la Norvège. Depuis le début de 2015, près de 500 personnes ont été tuées par la police aux États-Unis.

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