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Mais pourquoi a-t-on tant de mal à s'endormir aujourd'hui?

Éveillée la nuit Alyssa L.Miller via Flickr CC License by

Éveillée la nuit Alyssa L.Miller via Flickr CC License by

Hygiène et rythme de vie, lumière, mélatonine en déroute... Les facteurs à l’origine des difficultés d’endormissement sont nombreux.

Non, vous n’êtes pas les seuls à arriver avec de petits yeux au travail, un bâillement toujours prêt au coin de la lèvre inférieure. Nous sommes une armée. Il n’en a pas toujours été ainsi. Maria Konnikova, journaliste au New Yorker, a rencontré plusieurs spécialistes du sommeil afin de savoir pour quelle raison l’être humain a aujourd’hui tant de mal à s’abandonner aux songes.

Les chiffres peuvent paraître à dormir debout mais, à l’arrivée, le constat dressé par l’article est implacable: durant les cinquante dernières années, un Américain a perdu en moyenne une heure trente de sommeil par nuit précédant une journée de travail. Plus de 31% de la population dort moins de six heures par nuit et 69% encore disent ne pas dormir suffisamment. Lisa Matricciani, spécialiste rencontrée par la journaliste, a conduit une étude portant sur près de 700.000 enfants de 20 pays, et en a conclu qu’entre 1905 et 2008 les enfants ont perdu une minute de sommeil par an.

La lumière fut et le sommeil s’en alla

Les facteurs de ce lent mais ininterrompu déclin sont nombreux. Tout d’abord, si vous ne connaissez pas l’horloge circadienne, l’horloge circadienne, elle, vous connaît. C’est le nom donné à l’horloge biologique liée au besoin de dormir du corps humain. Et ne pas respecter ses phases a un fort effet déstabilisant sur l’aspirant-dormeur. En effet, le contrevenant au cycle réduit la production de mélatonine, l’hormone du sommeil.

Vient ensuite, sans trop de surprise, l’hygiène de vie, autour entre autres de la nicotine, la caféine et l’alcool. «S’en jeter un p’tit derrière la cravate» ou «s’en griller une» après une dure journée de travail pour se préparer à la suivante peu avant d’aller au dodo peut être tentant mais n’est pas une très bonne idée. La qualité et le volume des dîners ingérés jouent aussi un rôle important. Trop varier l’heure à laquelle on se met au lit dérange notre corps et retarde également l’entrée dans le sommeil.

Enfin, notre quotidien peuplé d'ordinateurs, d'écrans en tous genres, de rues allumées en permanence est envahi par la lumière. Or, l’augmentation progressive de la luminosité matinale aide l’organisme assoupi à s’adapter au changement de son environnement, à l’approche des impératifs de la journée à venir. De plus, à l’état d’éveil, la lumière a tendance à procurer de l’énergie plutôt que d’engendrer une production de mélatonine.

Pour parer à ces différentes menaces qui planent sur notre repos, des scientifiques ont conçu un système d’ondes afin de préparer l’individu au sommeil au temps convenu. Susan Redline préconise quant à elle la pratique du yoga. Sinon, nous pouvons aussi améliorer notre hygiène de vie et notre régularité pour espérer se réconcilier avec Morphée sur l’oreiller. 

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