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Selon la Corée du Nord, Riley, le chien choupi, est le symbole de la décadence occidentale

Mème du Président Barack Obama avec Riley (d'après la photo de son chien postée par Maureen Ravelo)

Mème du Président Barack Obama avec Riley (d'après la photo de son chien postée par Maureen Ravelo)

Une chaîne publique a utilisé la photo du chien star de l'Internet pour opposer la vie luxueuse des animaux domestiques à la misère des sans-abri.

La culture Lol est à la Corée du Nord, ce qu'est la coupe de Leonardo Di Caprio dans Titanic aux Talibans: une hérésie. Dernière preuve en date, le sort réservé à Riley à la télé nord-coréenne. Riley? Oui, ce croisé bichon-caniche, dont la photo avait fait le tour des réseaux sociaux en 2010, assis devant sa part de gâteau d'anniversaire l'air complètement enfumé. 

Le voilà aujourd'hui mis à l'index par un commentateur nord-coréen afin de dénoncer ces billionaires américains qui achètent des colliers pour chien à 15.000 dollars ou qui investissent dans des hotels, spas, ou anniversaires pour les beaux yeux de leur animal de compagnie (c'est là qu'intervient Riley), explique le Guardian. Ce, alors que des sans-abri sont obligés de vivre dans de cartons.

Voici la séquence/partie de l'émission consacrée à Riley. (C'est en coréen):

 

Coût estimé de l'anniversaire de Riley: 5 dollars

Revenons aux faits. Il est vrai que les Américains sont très attachés à leurs animaux domestiques, pour lesquels ils dépensent plus de 60 milliards de dollars, selon les chiffres de l'American Pet Product Association. Paris Hilton a même construit un hôtel particulier pour son chien, estimée à 325.000 de dollars.

Le propriétaire de Riley nie que le chien était sous l'influence de marijuana

La situation des sans-abri aux États-Unis n'est pas non plus idyllique. Le nombre de personnes sans domicile fixe était éstimé à 578.000 en janvier 2014, selon un rapport publié par l'alliance nationale pour finir avec le problème de sans-abri. Le montant des subventions fédérales consacrées à ce problème est éstimé à 4,5 milliards de dollars en 2015, selon ce même rapport.

Ceci dit, Riley n'est peut-être pas le meilleur exemple de cette décadence. Avec un chapeau pointu et ce qui ressemble à un gâteau fait-maison, le coût d'organisation de son anniversaire en 2010 n'aurait pas dépassé 5 dollars, estime Gizmodo

Pour Vice, la vraie question tourne plutôt autour de notre fascination pour les animaux domestiques sous drogue. Même si le propriétaire de Riley nie que le chien était sous l'influence de marijuana, le journaliste Mike Pearl estime que le phénomène mérite d'être débattu, surtout maintenant que des véterinaires tentent de  légaliser le marijuana pour les chiens. Pas certain que la question fascine autant les Nord-Coréens.

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