Égalités / Santé

L’espérance de vie des femmes n’a pas toujours été supérieure à celle des hommes

Temps de lecture : 2 min

L’écart d’espérance de vie entre les deux sexes a commencé à se creuser à la fin du XIXe siècle.

C’est bien connu: les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Mais si cela n’avait pas toujours été le cas? C’est ce que montre une nouvelle étude publiée cette semaine dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas) et résumée par LiveScience.

Les chercheurs ont analysé les années de naissance et de mort de milliers de personnes nées entre 1800 et 1935. Et ils ont trouvé que l’écart d’espérance de vie entre les deux sexes avait commencé à se creuser vers les années 1880-1890. Pendant cette décennie, la taux de mortalité des hommes âgés de 50 à 70 ans était une fois et demie plus élevé que celui des femmes du même âge.

Un facteur biologique?

Et si les hommes meurent plus que les femmes à partir de cette date, c’est à cause des maladies cardiovasculaires, auxquelles les hommes seraient plus sensibles, rapporte LiveScience –ce qui n’était guère visible avant, lorsque l’on mourait, hommes et femmes indifféremment, surtout à cause de maladies infectieuses. La graisse se distribue différemment chez les hommes et les femmes et c’est cela qui pourrait expliquer que les hommes soient plus sujets aux maladies cardiovasculaires, avance l’étude.

De nombreuses recherches ont cependant montré ces dernières années que les femmes n’étaient pas moins sujettes aux maladies cardiovasculaires que les hommes. Une enquête parue en 2013 dans le journal Global Heart montrait ainsi que les facteurs de risque traditionnels d’infarctus était les mêmes chez un homme ou chez une femme (prédisposition familiale, diabète, hypertension, tabagisme, sédentarité). Les artères des femmes sont plus fines et se déchireraient même plus facilement que celles des hommes, signale aussi le professeur Claire Mounier-Vehier, première vice-présidente de la Fédération française de cardiologie, interviewée par metronews.

Affaire à suivre...

Au final, en Europe, la proportion de femmes décédées des suites d’une maladie cardiovasculaire est supérieure à celle des hommes (51% contre 42%), selon un article de Destination santé citant une étude publiée dans l’European Heart Journal qui s’appuie sur les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à travers 52 pays du continent.

Les chercheurs qui ont publié dans la revue Pnas assurent que d'autres recherches sont nécessaires pour expliquer cette mortalité plus grande des hommes pour cause de maladies cardiovasculaires à cette époque, souligne LiveScience.

Slate.fr

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