Économie

La Grèce ne sortira pas de l'euro... sur les billets de banque

Temps de lecture : 2 min

Lors de la création de la monnaie unique, le ministre grec des Finances de l'époque avait obtenu l'ajout de la mention «EYPΩ». Au grand dam de son homologue allemand.

REUTERS.
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Un Grexit est-il possible? Oui, mais pas avant des années... sur nos billets de banque. Ouvrez votre porte-monnaie, sortez un billet de 10 ou 20 euros (ou de 50 voire 100, si vous avez cette espèce rare en poche) et regardez le mot «euro» en lettres, sur n'importe quelle face du billet. Juste en dessous, il est écrit...EYPΩ. Soit «euro» en grec. Conclusion: même si la Grèce sortait de la zone euro demain, il resterait toujours un petit souvenir d’elle sur notre monnaie (même si, comme l'ont fait remarquer de nombreux utilisateurs du réseau social Twitter, le Grec est aussi parlé à Chypre, pays de la zone euro) .

Mais comment cet epsilon (E), cet upsilon (Y), ce rhô (P) et cet omega à allure de fer à cheval (Ω) se sont-ils retrouvés sur nos billets, diantre? Nous vous le racontions dans un épisode précédent, «Comment la Grèce est entrée dans l’euro». C’est le ministre des Finances Yannis Papantoniou qui les avait réclamé, lors d’un sommet européen à Bruxelles, en 1997.

De «drôles de lettres»

À cette époque, la rivalité avec l'Allemagne était déjà forte. Son homologue Theo Waigel lui avait répliqué qu’il avait «assez de problèmes pour vendre à l’Allemagne l’idée d’abandonner le mark» pour mettre sur les billets de «drôles de lettres». «Qu'est-ce qui vous fait penser que vous serez un jour dans l'euro?», avait-il aussi dit, acerbe.

Et pour votre curiosité, sachez que la troisième graphie en lettres du mot «euro» sur le billet de dix est du cyrillique. Mais ça, c’est une autre histoire.

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