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Hollywood rate le «Marron Test», sorte de test de Bechdel pour les non-blancs

Screen Shot du Tumblr Every Single Word | pseudo du photographe via Flickr CC License by

Screen Shot du Tumblr Every Single Word | pseudo du photographe via Flickr CC License by

Le Tumblr Every Single Word du comédien Dylan Marron montre à quel point les films laissent peu de place à des personnages non blancs.

Le test de Bechdel a plus ou moins réussi à attirer l’attention du public sur la faible présence des femmes dans les productions hollywoodiennes. Le Tumblr Every Single Word de Dylan Marron, comédien et star du podcast Welcome to Night Vale, lui, signale les films où les acteurs «de couleur» n’apparaissent que très peu à l’écran et n'y ont que des rôles secondaires. Et pour cela, il ne conserve que les passages où s’expriment des personnages non blancs et coupe le reste.

La liste comprend des films auxquels on n’aurait pas forcément pensé, comme Her. Réalisé par Spike Jonze, ce film se passe dans un futur proche à Los Angeles, ville où, en 2010, la communauté hispanique a atteint environ la moitié de la population et les communautés afro-américaines et asiatiques sont aussi très présentes. Et pourtant, au total, la durée des dialogues des personnages non blancs n'excède pas une minute... Plus que suspect, insiste Fast Company.

 

Personnages blancs et hétérosexuels

Et il faut savoir que Dylan Marron ne sélectionne pas systématiquement les films qu'il n'aime pas. Au contraire, il tient aussi à montrer les défauts de ceux qu’il a appréciés, comme 500 Days of Summer. Car, comme il l’a expliqué dans une interview avec Slate.com, «si nous ne pouvons même pas voir notre reflet dans des films aussi inoffensifs que des comédies romantiques indie bien faites, alors cela suggère que nos histoires n'existent pas. Ou, au mieux, qu’elles ne comptent pas tant que ça».

Dans une interview avec le Huff Post, il explique que l'industrie du divertissement part d’un postulat erroné, celui selon lequel c’est la composition du public qui pousse à ce foisonnement de personnages blancs et hétérosexuels, en total décalage avec la réalité.

Toutefois, les questions que soulève le casting ne sont pas toujours noires ou blanches. Si on se demande comment il est possible de n'avoir fait tourner aucun acteur noir dans le film Noah, alors que le film se passe à l'époque biblique, avoir donné à Michael B. Jordan le rôle de Johnny Storm, traditionnellement perçu comme un blanc avec des yeux bleus, dans Les Fant4stiques n'est pas forcément une solution à ce manque de diversité.

Chaque année, les Oscars soulignent ce problème, que ce soit par les annonces des nominations des comédiens mais aussi des réalisateurs. Par exemple, jusqu'à présent, aucune femme afro-américaine n'a été nominée dans la catégorie «meilleur réalisateur» alors que le talent de la réalisatrice de Selma, Ava DuVernay, était plébiscité par beaucoup.

Cette vidéo infographique de Bård Edlund présente bien les statistiques sur la diversité aux Oscars.

 

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