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Les recherches Google «vacances en Grèce» au plus haut en dix ans

Limeni (Greece) Polina F via Flickr CC License by

Limeni (Greece) Polina F via Flickr CC License by

Des vacanciers malins cherchent à tirer profit des difficultés financières grecques. À moins qu’ils n’envisagent leur séjour comme une aide au pays.

Alors que la Grèce continue de se montrer dans le paysage médiatique, le pays est de plus en plus recherché par les vacanciers pour un séjour.

Vocativ raconte que «les recherches Google pour des vacances en Grèce sont au plus haut depuis dix ans, ce qui laisse suggérer que des vacanciers malins cherchent à tirer avantage d'un possible sortie de la Grèce de la Zone euro pour faire des affaires lors de leur séjour à Athènes ou dans l'une des îles idylliques du pays».

En faisant un tour sur Trends, l'outil de mesure des tendances de Google, on remarque ainsi que la recherche «Greece Holiday» effectue un joli retour en force. Jamais depuis 2005 un tel intérêt, comme le présente Google, ne s'était présenté.

«Moins chère pour les touristes»

C'est le Royaume-Uni qui est le plus intéressé par de telles recherches. Le site américain précise que la Grèce y est l'une des destinations touristiques historiques. Suivent sur Google Trends l'Irlande, la Grèce et l'Afrique du Sud.

Comme le précise Vocativ, «les malheurs financiers de la Grèce ont déjà rendu l'Europe considérablement moins chère pour les touristes. L'incapacité du pays à payer ses dettes a aidé à baisser la valeur de l'euro».

Comme le rappelaient sur Slate.fr Gilda Di Carli et Vincent Manilève dans un serious game où le but était d'essayer de sauver la Grèce, le tourisme remplit également un rôle crucial pour le pays:

«Le tourisme s’avère être une solution stable pour la Grèce. Que ce soit pour aider le pays ou juste pour profiter des prix bas, le nombre de touristes en Grèce a dépassé les 22 millions en 2014 et pourrait dépasser les 25 millions en 2015. La fréquentation des îles grecques est restée stable étant donné que les manifestations ont plutôt secoué la capitale. Le tourisme représente 16% du PIB grec et les revenus s’approchent des 15 milliards de dollars. Même s’il reste faible par rapport au taux de croissance mondial, il est toujours plus performant que celui d’autres destinations près de la Méditerranée.»

Ce 6 juillet, le quotidien britannique The Independent expliquait que «les agences de voyages ont indiqué une augmentation d'intérêt pour des voyages en Grèce». Skyscanner a ainsi vu les recherches augmenter de 16% par rapport à la semaine précédente et 12% par rapport à l'année dernière, tandis que Trivago détaillait que les recherches pour la Grèce pour le mois de juin 2015 étaient en hausse de 15% par rapport au mois précédent et «similaires par rapport à juin 2014».

Mais les pays hors de la Zone euro ne sont pas les seuls à envisager la Grèce pour leurs vacances. Lorsque l'on fait la recherche en allemand, on découvre que les taux d'intérêt sont similaires. Et cette fois-ci, ce sont principalement les Autrichiens qui sont intéressés à l'idée de se rendre en Grèce, devant les Allemands.

 

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