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Umm Sayyaf, la femme derrière l’esclavage sexuel de Daech

À Raqqa, en juin 2014. REUTERS/Stringer.

À Raqqa, en juin 2014. REUTERS/Stringer.

Cette femme d’un haut dirigeant de Daech n’avait pas de position officielle au sein de l’organisation mais ses responsabilités officieuses étaient nombreuses.

Vous souvenez-vous d’Abou Sayyaf? Ce haut dirigeant de Daech (aussi appelé État islamique) a été tué en mai dernier lors d’un raid des forces armées américaines. Il était chargé des ressources pétrolières de l’organisation terroriste. Dans l’opération, une personne-clé a été capturée: son épouse, Umm Sayyaf, qui s’occupait de la gestion du réseau de femmes, rapporte le Daily Beast.

Umm Sayyaf n’avait pas formellement de position au sein de la hiérarchie de l’organisation mais ses responsabilités officieuses étaient nombreuses. Le réseau qu’elle animait au sein du groupe était chargé de recruter des femmes, d’accumuler des renseignements et d’organiser l’esclavage sexuel dans le «califat», notamment en jouant le rôle de police des mœurs. Les experts estiment qu’il y aurait actuellement entre 2.000 et 5.000 femmes.

Une «anomalie»

Cette conseillère de l’ombre est une véritable «anomalie» au sein de Daech, explique Mia Bloom, une chercheuse de l’université d’État de Géorgie contactée par le Daily Beast, car elle avait une grande visibilité sur la chaîne de commandement de l’organisation.

Umm Sayyaf, aujourd’hui détenue en Irak, est la femme la plus importante de Daech jamais capturée par les Américains. Elle pourrait peut-être être transférée aux États-Unis si son mari était formellement impliqué dans des affaires touchant les États-Unis.

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