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Les bébés peuvent repérer les similitudes et les différences dès 7 mois

Bébé Bentrup Christina Rutz via Wikimedia CC License by

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Les tout-petits sont capables d’appréhender, d’enregistrer et de comprendre certaines abstractions.

Les bébés s’entendent bien à distinguer les différences et les ressemblances, et ce, dès l’âge de 7 mois, expliquent des chercheuses de l’université italienne Scuola Internazionale Superiore di Studi Avanzati et de l’université américaine NorthWestern. Une découverte qui prouve que les enfants en très bas âge sont capables d’appréhender, d’enregistrer et de comprendre certaines abstractions.

«Ça montre qu’une faculté essentielle de l’intelligence humaine est présente très tôt dans le développement, et que les aptitudes au langage ne sont pas nécessaires pour apprendre les relations abstraites», explique à Sci-News le docteur Alissa Ferry, qui a dirigé l’étude.

Apprentissage

Les enfants, âgés de 7 mois, étaient testés de la manière suivante: on leur présentait différentes paires d’objets. Certaines groupaient deux articles identiques (en l’occurrence deux peluches Elmo), d’autres des objets dissemblables (la peluche en question et un jouet en forme de chameau) aussi longtemps que les bébés pouvaient maintenir leur attention.

Dans la deuxième phase, les chercheuses montraient aux nourrissons les binômes opposés à ceux exposés précédemment. Si l’enfant avait été jusque-là en contact avec les deux peluches Elmo, on en échangeait une avec le chameau et inversement.

L’expérience a montré que les enfants étaient plus curieux et s’attardaient davantage sur les nouvelles combinaisons, que l’objet soumis à l’examen des tout-petits soit connu ou inconnu d’eux jusqu’alors. Le docteur Ferry met en évidence la mise en place du raisonnement du nourrisson:

«Nous avons vu que les enfants étaient capables d’apprendre ces relations [ressemblance et dissemblance]. De surcroît, ils montrent les mêmes schémas d’apprentissage que les enfants plus âgés ou les adultes; l’apprentissage relationnel bénéficie de la répétition des exemples de cette relation et se trouve entravé quand l’attention est détournée vers les objets pris isolément.»

Pour parvenir à ces résultats, les enfants ont eu besoin de voir l’opération être réitérée de six à neuf fois.

Dedre Gentner, qui a également travaillé à cette expérience, en tire une conclusion plus vaste:

«Il apparaît donc que l’apprentissage des relations est une chose à laquelle les humains, même les plus jeunes, sont bien meilleurs que les autres primates.»

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