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Coupe du monde féminine de football: la finale de tous les records

Carli Lloyd a inscrit un triplé lors de la finale de la Coupe du monde qui opposait les Etats-Unis au Japon, le 5 juin 2015, à Vancouver, au Canada.

Carli Lloyd a inscrit un triplé lors de la finale de la Coupe du monde qui opposait les Etats-Unis au Japon, le 5 juin 2015, à Vancouver, au Canada.

Les Etats-Unis ont remporté leur troisième titre à l'issue d'une finale extrêmement prolifique où ils menaient déjà 4-0 après 16 minutes.

Les Etats-Unis ont remporté la troisième Coupe du monde féminine de leur histoire (un record) en s'imposant sur le score de 5-2 face au Japon, dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 juillet, à Vancouver, au Canada.

Il n'y a quasiment pas eu de match entre les deux équipes. 


Après cinq minutes de jeu, Carli Lloyd avait déjà inscrit un doublé, après avoir bien surgi sur un corner et devancé la défense japonaise (3e), puis en se jetant sur un ballon qui traînait dans les six-mètres à la suite d'un coup-franc dévié (5e). Lauren Holiday a ensuite profité d'une erreur de dégagement de la défense japonaise dans sa surface de réparation pour inscrire une jolie reprise de volée (14e) avant que Carli Lloyd, la capitaine américaine, n'inscrive un triplé deux minutes plus tard, en marquant un lob depuis le milieu de terrain (4-0, 16e). En tout juste un quart d'heure, les Etats-Unis venaient de mettre fin à tout suspense.


C'est la première fois qu'une équipe prend si vite le dessus sur son adversaire lors d'une finale de Coupe du monde féminine. Lors de la finale précédente, en 2011, les deux mêmes sélections avaient dû attendre les tirs au but pour se départager.


Quatre ans plus tôt, les Allemandes s'étaient imposées 2-0 face au Brésil, mais il avait fallu attendre la 86e minute pour que Laudehr inscrive le deuxième but et permette à son pays de respirer. En 2003, ces mêmes Allemandes avaient battu la Suède (2-1 après prolongation) grâce à une reprise de la tête sur coup-franc, synonyme de but en or. 


En 1999, l'Américaine Brandi Chastain avait offert la victoire aux siennes, devant leur public, lors de la séance de tirs au but qui les opposait à la Chine. Quatre ans plus tôt, la Norvège avait battu l'Allemagne 2-0 grâce à des buts de Riise (37e) et Petersen (40e). Lors de la première édition, en 1991, les Etats-Unis l'avaient emporté sur le score étriqué de 2-1 face aux Norvégiennes.

Chez les hommes, seules trois des vingt finales se sont terminées par trois buts d'écart. Le Brésil s'était également imposé 5-2, face à la Suède, lors de la Coupe du monde 1958. En 1970, le Brésil, toujours lui, avait décroché sa troisième étoile en battant l'Italie 4-1 au Mexique. Enfin, les Français avaient dominé ces mêmes Brésiliens lors de la finale 1998 sur le score de 3-0. 

Jamais on n'avait vu l'équipe vainqueure prendre quatre buts d'avance après un quart d'heure de jeu. A titre de comparaison, lors de la demi-finale 2014 entre l'Allemagne et le Brésil (7-1), la Mannschaft avait dû attendre 26 minutes pour mener 4-0.

Les Japonaises auraient cependant pu jouer un mauvais tour aux joueuses de Jill Ellis. Yuki Ogimi avait réduit le score en milieu de première mi-temps (4-1, 27e) avant que Julie Johnston ne trompe sa propre gardienne de la tête sur un coup-franc japonais (52e). Mais les Américaines n'ont pas eu le temps de douter. Deux minutes après, Tobin Heath redonnait trois buts d'avance aux siennes en coupant un centre au milieu de la défense japonaise, inscrivant le dernier but du match.

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