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Référendum: Les Grecs célèbrent l'écrasante victoire du «non»

Des manifestants en faveur du «non» au référendum place Syntagma à Athènes, le 5 juillet 2015. REUTERS/Marko Djurica

Des manifestants en faveur du «non» au référendum place Syntagma à Athènes, le 5 juillet 2015. REUTERS/Marko Djurica

Le non l'a nettement emporté avec 61% des voix. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a salué une victoire de la démocratie tout en rappelant que ce résultat ne signifiait pas une volonté de sortir de l'euro.

A l'initiative de leur Premier ministre Alexis Tsipras, les Grecs sont appelés à voter ce dimanche 5 juillet pour dire s'ils approuvent ou rejettent le projet d'accord entre le pays et ses créanciers. Cet article est mis à jour régulièrement.

 

Alexis Tsipras: «aujourd'hui on fête la démocratie»

23h00 Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui avait pris dix jours plus tôt la décision d'organiser le référendum, perçu comme un énorme pari dont il sort nettement victorieux, s'est exprimé à la télévision. 

Il a salué «une décision très courageuse», ajoutant que le peuple grec lui avait donné «l'ordre de continuer avec l'Europe et [de] ne pas faire une rupture».

Tsipras n'a pas versé dans le triomphalisme ni nié les difficultés qui attendent à court terme le pays surendetté. «Vous le savez tous, il n'y a pas de solution facile, il y a des solutions justes, il y a des solutions viables». 

Le Premier ministre a aussi annoncé qu'il allait s'entretenir avec les chefs de partis politiques grecs et écouter leurs propositions.


Tsipras : « Dès demain, la Grèce retournera à... par lemondefr

60% des bulletins dépouillés, le non toujours largement en tête

21h20 Alors de près de 60% des bulletins ont désormais été dépouillés, le non affiche toujours une large avance, avec plus de 61% des voix. Sur place, les partisans du non fêtent leur victoire.

Vers une victoire du non à plus de 60%

20h20 Une projection officielle du ministère grec de l'intérieur annonce une victoire du non à au moins 61% sur la base du décompte de 20% des bulletins dépouillés.

Les Athéniens affluent place Syntagma

20h05 Le dépouillement est toujours en cours mais les 35% de bulletins dépouillés laissent espérer aux partisans que la victoire est à portée de main, avec en l'état du décompte une avance de plus de 60%.

Sur Twitter, photos et vidéos sont postées depuis la place Syntagma dans le centre d'Athènes.

Sur 17% des voix dépouillées, le non renforce son avance (60%)

19h30 Nouveau résultat partiel à 20h30 heure d'Athènes: le non toujours largement en tête, à 60%. Ce résultat concerne 1.400.000 inscrits.

Sur 7% des voix dépouillées, le non en tête à 59%

19h25 Premier résultat officiel: sur 7,4% des bulletins dépouillés (soit un peu plus de 630.000 électeurs), le non est largement en tête avec 59,9%.

Angela Merkel et François Hollande se verront à Paris lundi soir

18h50 La chancelière sera présente demain soir à Paris, pour un entretien suivi d'un dîner de travail avec le président français, «pour évaluer les conséquences du référendum en Grèce».

Les premières tendances donnent le «non» vainqueur

18h10 Selon quatre sondages réalisés en ce dimanche de vote, le «non» serait bien placé pour l'emporter. Il est donné dans une fourchette allant de 49% à 54,5% alors que le «oui» est donné entre 45,5% et 51%, avec un point moyen donnant donc le «non» autour de 51,5% à 52%.

Le «non» serait en tête, selon des informations du Guardian

18h05 La correspondante du Guardian affirme que selon des sources proches de la Commission européenne à Bruxelles, le «non» pourrait être largement en tête, avec 8 à 10 points d'écart: la méthode réalisée pour ce sondage est inconnue mais la journaliste précise que sur le terrain, elle a entendu de nombreux témoignages de membres des classes moyennes grecques en général europhiles s'apprêter à voter «non», donnant du crédit à cette possibilité.

Ce qu'Alexis Tsipras a déclaré après avoir voté

14h20 Voici le texte de la déclaration faite par Alexis Tsipras après avoir voté lors du référendum. Le Premier ministre grec a parlé d'un «jour de célébration», d'un «jour de la démocratie conquérante face à la peur et au chantage».

Le référendum grec, «un jeu d'échecs en 3D mal conçu»

14h10 Professeur de science politique à l'université de New York, Joshua Tucker résume sur le blog The Monkey Cage le référendum grec d'une formule frappante: «un jeu d'échecs en trois dimensions mal conçu». Les électeurs grecs sont en effet amenés à se prononcer simultanément sur une politique économique, sur la confiance qu'ils accordent à leur gouvernement et sur les relations qu'ils veulent entretenir avec les institutions internationales. Ce qui rendra les résultats du référendum d'autant plus difficiles à interpréter...

Que se passera-t-il à l'issue du vote?

14h Nous vous compilions hier les meilleurs schémas expliquant le déroulement de la crise grecque, en voici un autre très utile, signé de l'agence Reuters.

Pour Martin Schulz, les Grecs devront changer de monnaie si le «non» gagne

13h55. Le président du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz, a estimé, dans une interview enregistrée jeudi pour la radio allemande Deutschlandfunk et diffusée dimanche, que la Grèce devra introduire une nouvelle devise si le «non» l'emporte. «Ses commentaires sont parmi les plus clairs exprimés par un dirigeant européen de haut niveau», note le quotidien grec Ekathimerini.

Les Grecs sont divisés mais les jeunes voteront «Non»

11 h. Les Grecs sont très divisés, selon les derniers sondages réalisés avant le référendum. Mais une chose paraît claire: la jeunesse votera majoritairement «non», en particulier les plus jeunes, les 18-24 ans, qui selon un sondage choisiraient cette option à 71%.

Certains d’entre eux expliquent leur choix dans un article du Huffington Post. Selon une jeune femme de 28 ans, il s’agit «de prendre notre destin en mains». Six années d’austérité ont bloqué tout espoir d’amélioration et les témoignages illustrent cette volonté de passer à autre chose, quitte à prendre le risque de l’inconnu: selon une étudiante de 24 ans, les jeunes grecs font «partie d’une vague qui essaie de changer l’Europe. Elle touchera l’Espagne, le Portugal et d’autres pays». 

Un retour à la drachme est-il envisageable?

10h45 Quelle que soit l'issue du vote ce dimanche, les Grecs souhaitent en majorité rester dans la zone euro. Mais une victoire du «non» laisse planer l'éventualité, parmi d'autres, d'un enchaînement d'événements qui aboutirait à l'abandon de la monnaie unique.

Conséquence, un retour à la drachme, l'ancienne monnaie grecque. Bloomberg se penche sur la question dans un article: les cas de changements de monnaie sont rares et l'opération est complexe à mettre en place. Sur le plan technique, la banque centrale grecque dispose d'une presse dans la banlieue d'Athènes. Mais si l'impression des billets peut se faire rapidement, le processus dans son ensemble prendrait au moins six mois, selon les spécialistes interrogés, voire plusieurs années. Pendant une période charnière, les deux devises coexisteraient dans les banques et les magasins. Le taux de change fixé serait d'abord d'une drachme pour un euro mais, dès que le marché pourrait établir le taux de change, la nouvelle monnaie serait rapidement dépréciée.

Tous nos articles et analyses sur la crise grecque

10 h Voici un sommaire de nos articles publiés sur la crise grecque depuis une semaine:

– La Grèce humiliée par ses créanciers? C'est une fable, nous explique Gérard Horny, qui décortique ce discours assez éloigné de la réalité.

– Eric Le Boucher écrit pourquoi austérité et réformes structurelles ne s'opposent pas forcément

– François Meunier, pour notre partenaire Telos, revient sur la malédiction des pays aidés

– Pour Jean-Marie Colombani, le gouvernement grec s'est engagé dans une fuite en avant idéologique.

– Il n'y a pas que deux Prix Nobel à exprimer des avis intéressants sur la crise en Grèce, rappelle Jean-Marie Pottier, à propos de la focalisation des médias européens sur les deux lauréats 2001 et 2008, Joseph Stiglitz et Paul Krugman.

– Vous ne comprenez rien à ce qui risque de se passer à l'issue du vote? Voici plusieurs diagrammes qui tentent de représenter les prochaines étapes en cas de vote «oui» ou de vote «non». 

– Etienne Augé donne un cours de communication politique en sept points au Premier ministre grec Alexis Tsipras.

– Un Tsipras qui a surpris tout le monde, mais Robin Verner nous rappelle qu'au regard de son passé, ses partenaires européens et les observateurs n'auraient pas dû être étonnés.

– Dans la semaine précédent le vote, un sondage a donné le «oui» vainqueur: seul problème, il n'est pas fiable.

– Et pour détendre l'atmosphère, voici un jeu pour sauver la Grèce, qui donne quelques éléments de cadrage sur les secteurs de l'économie du pays, réalisé par Gilda Di Carli et Vincent Manilève.

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