Partager cet article

Les expatriés grecs rentrent chez eux pour voter au référendum

Des partisans du «Oui» au référendum grec lors d'un meeting à Athènes, le 3 juillet 2015. REUTERS/Christian Hartmann

Des partisans du «Oui» au référendum grec lors d'un meeting à Athènes, le 3 juillet 2015. REUTERS/Christian Hartmann

Les reportages auprès de la diaspora grecque rapportent des tendances contradictoires sur l'issue du vote de dimanche. Quel qu'en soit le résultat, le pays semble se résigner à une nouvelle vague d'expatriations.

Le système électoral grec ne permettant pas à ses citoyens résidant à l’étranger de voter lors d’élections, de nombreux membres de la large diaspora grecque s’apprêtent à faire un aller-retour pour voter lors du référendum qui aura lieu dimanche 5 juillet.

Konstantinos Dimitriou est un expatrié grec, consultant à Singapour. Ce samedi, il effectuera un voyage de 19 heures d’avion jusqu’à Athènes juste pour glisser son bulletin dans l’urne et voter «Oui». Son témoin de mariage, qui réside lui à New York, sera aussi sur place demain tout comme ses amis installés à Dublin... Des cas comme beaucoup d’autres, selon l’agence Reuters, qui consacre un article aux Grecs installés à l’étranger qui affluent vers leur pays d’origine pour participer au vote. Au point que des compagnies ont affrété des vols supplémentaires vers la Grèce.

S’ils ne pourront pas tous rentrer ce week-end pour voter, tous sont en tout cas mobilisés pour peser sur le vote: email, téléphone, Facebook, Twitter, les expatriés sont en campagne et, selon Reuters, une grande majorité votera «Oui».

Ce n’est pas ce qui ressort de tous les reportages sur les membres de la diaspora grecque: selon le Irish Times, il était rare de trouver un Grec installé en Irlande assurant qu’il voterait «Oui» s’il était sur place. Un de ces expatriés, installé en Irlande depuis 20 ans, affirme:

«La Grèce ira assurément mieux à l’extérieur de l’Union européenne. Nous avons essayé l’austérité pendant 5 ans et ça n’a pas marché. Pourquoi continuer si ça ne fonctionne pas? Le peuple grec est fier. Nous sommes fiers de notre histoire, de notre indépendance et de notre souveraineté».

Une sortie de la Grèce de la zone euro, possible conséquence d’une victoire du «Non», pourrait se traduire par une nouvelle vague de départs vers l’étranger. Comme en Australie, où vivent selon le Guardian 252.000 habitants d’origine grecque, avec Melbourne comme plus grande ville grecque après Athènes. La communauté sur place craint que la fuite des cerveaux et des jeunes ne s’intensifie dans les prochains mois.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte