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Comment les innovations technologiques transforment nos cerveaux

Repéré par Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 03.07.2015 à 14 h 53

REUTERS/Michaela Rehle.

REUTERS/Michaela Rehle.

Les préoccupations des chercheurs sur les effets des technologies sur la pensée humaine ne sont pas neuves. Déjà, en 1934, le sociologue William Ogburn parlait des natifs de «l’âge des machines», un peu comme nous parlons dans les années 2010 de la génération des «natifs numériques» (digital natives) nés avec les technologies d’information et de communication récentes et contemporaines d’Internet.

En 2008, l’auteur Nicholas Carr a publié sur le site The Atlantic un célèbre court essai, «Google nous rend-il stupide?», ouvrant un débat sur les effets négatifs d’Internet sur notre capacité de concentration et le développement de notre intelligence. Dans la même veine, la chercheuse britannique Susan Greenfield considère qu’Internet raccourcit notre capacité d’attention, de communication et réduit notre propension à développer une pensée abstraite, détaille le site Alphr dans un article consacré aux effets de ces technologies sur notre fonctionnement cérébral.

Chez les enfants et les adolescents, l’usage intensif d’Internet et des smartphones est relié par certaines études à un sommeil plus court et de moins bonne qualité. Une exposition excessive aux écrans, smartphones et tablettes dont les inconvénients ont aussi été observés chez les adultes.

De manière générale, ces innovations technologiques sont accusées de trop nous mâcher le travail en se substituant à notre mémoire ou à notre raisonnement quand il s’agit de faire des recherches sur un sujet, de s’orienter dans une ville ou encore de communiquer avec nos proches.

A côté des mises en gardes dans le sillage de Nicholas Carr, d’autres chercheurs, plus optimistes, imaginent un futur proche dans lequel humains et technologies seront réconciliés, écrit le site The Age. Pour le professeur Frank Vetere, directeur d’un centre de recherche de Microsoft et de l’université de Melbourne, spécialiste des interactions hommes-machines, l’avenir sera à des interfaces sans écran, peut-être moins invasive et déployant les possibilités d’interactions sociales plutôt que les entravant.

En parallèle, des chercheurs s’interrogent sur les conséquences de l’automatisation en cours dans l’automobile, ou sur la situation actuelle des pilotes de ligne, de plus en plus assistés par l’ordinateur de bord et le pilotage automatique. Mais comme 95% des accidents de la route impliquent une part de responsabilité humaine, ces prédictions catastrophistes sont à relativiser, et la voiture autonome sans pilote pourrait au final sauver des vies, tout comme l’aviation profite des systèmes de contrôle de ses ordinateurs pour assister les pilotes en vol.

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