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Lettre d'une Grecque: «Je n'ai aucun souvenir de ma vie avant la crise»

Tracts appelant à voter «Non» au référendum grec | Jean-Paul Pelissier/ REUTERS

Tracts appelant à voter «Non» au référendum grec | Jean-Paul Pelissier/ REUTERS

Iliana Magra, Grecque de 21 ans, n’a connu qu’une seule Grèce: celle de la crise.

Avant le référendum grec de dimanche, le Financial Times retranscrit la lettre (à lire en intégralité ici) qu’a envoyée Iliana Magra, une Grecque de 21 ans résidant à Thessalonique. À l’aube de son entrée dans la vie active et la société, la jeune femme est effrayée.

Depuis qu’elle est en âge de réfléchir au sujet de la politique et des événements de son pays, elle n’a connu qu’une Grèce: celle de la crise. «Je n’ai aucun souvenir de ma vie avant la crise financière», commence-t-elle.

«Je ne me souviens pas d'avoir vu mes parents libérés de tout stress et anxiété ces dernières années; ni de ne pas remarquer les fermetures de magasins tous les mois, ou l’augmentation rapide du nombre de mendiants dans les rues. Des gens qui, avant la crise, n’avaient jamais eu à mendier quoi que ce soit ».

Désorientée, elle dit ne plus croire les discours tenus, d’un côté comme de l’autre, au sujet de la réponse à donner au référendum.

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