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Publicité: à la recherche du jeune perdu

Couple devant une publicité Sascha Kohlmann via Flickr CC License by

Couple devant une publicité Sascha Kohlmann via Flickr CC License by

Petits conseils aux communicants pour relancer la publicité à destination des 18-34 ans.

Les publicitaires sont aux abois. Ils ne savent plus parler aux jeunes à l’heure de vendre leurs produits, constate Digiday avec amusement. Le journaliste Mark Duffy a donc décidé de leur donner quelques trucs et astuces pour relancer la publicité à destination des 18-34 ans. Et pour proposer son assistance pour le moins ironique, il a détourné plusieurs publicités.

Son premier conseil lance la guerre des générations:  les communicants peuvent chercher une complicité avec les jeunes en jouant la carte anti-baby boomers, censés être la bête noire des nouveaux venus dans la société car accusés d’être à l’origine de tous les maux.

Dans un autre ordre d’idées, la publicité pourrait jouer sur le registre de la gratuité de certaines offres. Le gain de l’opération est clair: popularité en hausse et la bonne parole est diffusée, gratuitement là aussi, par les utilisateurs satisfaits sur les réseaux sociaux. Le slogan est aussi outil-clé pour attirer à soi une nouvelle cible. C’est vrai, mais imaginer, à la suite de Mark Duffy, Converse se laisser ainsi aller semblerait contreproductif:

«Converse, certains se diront que vous êtes cool, d’une certaine manière.»

Enfin, l’auteur suggère de ne pas craindre le mauvais goût le plus crasse en liant sa marque à une question de société brûlante.

Modèle de Facebook

Il y a quelques semaines, Forbes abordait la relation des jeunes avec la publicité plus classiquement. L’article commençait par rassurer son lectorat: les jeunes générations continuent à acheter mais, plus connectées que leurs aînés, elles utilisent les réseaux sociaux et se servent du bouche-à-oreilles comme d’un filtre collectif.

L’auteur suggère aux marques de se laisser influencer par le modèle de Facebook:

«Les jeunes sont habitués au fait de pouvoir contrôler l’information d’un clic dans leur vie de tous les jours, et leur interaction avec les marques sur Internet n’est pas différente. […] Ils s’attendent à voir leur loyauté récompensée, idem quand ils s’abonnent à un compte Twitter ou aiment un statut Facebook.»

Enfin, il appelle à investir dans la mise au point d’applications, les jeunes étant, comme chacun sait, des «app’oliques».

On n’attrape peut-être pas les mouches avec du vinaigre, mais certains espèrent attraper les consommateurs avec moins encore. 

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